Google a fait appel vendredi de la décision d'un juge fédéral qui avait statué que le géant de la tech détenait un monopole illégal sur la recherche en ligne. Un juge fédéral américain avait conclu en 2024 que l'entreprise profitait d'un monopole sur la recherche et les publicités textuelles en ligne, via des accords exclusifs de distribution, qui en faisaient l'option «par défaut» pour les utilisateurs.
Vendredi, Google a estimé que cette décision «ignorait la réalité, à savoir que les internautes utilisent Google parce qu'ils le veulent, et non parce qu'ils y sont obligés». «Cette décision n'a pas pris en compte l'évolution rapide de l'innovation et la concurrence intense à laquelle se livrent des acteurs et des start-up dejà bien présents dans le secteur et profitant d'importants financements», a expliqué dans un article de blog Lee-Anne Mulholland, vice-présidente des affaires réglementaires chez Google.
Le géant de la tech a demandé au juge Amit Mehta de suspendre une ordonnance obligeant Google à partager ses données avec ses concurrents pour mieux équilibrer les demandes de recherche sur internet.
Partager des secrets commerciaux
Dans ses motivations pour le recours, Google se plaint d'avoir à partager des secrets commerciaux avec ses concurrents du fait de cette décision. Le juge Mehta avait décidé de cette ordonnance en même temps qu'il rejetait une demande du gouvernement américain qui souhaitait que Google vende son navigateur web Chrome.
Il avait déclaré à l'époque que Google devait mettre à disposition de ses «concurrents qualifiés» les données d'indexation de recherche et les informations sur les interactions des utilisateurs, afin que ces concurrents puissent les utiliser pour améliorer leurs services.
Google a précisé vendredi qu'il ne cherchait pas à reporter d'autres décisions du juge Mehta, dont celle relative aux «garanties de confidentialité et de sécurité» concernant les données des utilisateurs. «Bien que Google estime que ces décisions sont injustifiées et n'auraient jamais dû être imposées, il est prêt à tout faire, sauf à divulguer ses données ou à fournir des résultats et publicités agrégés tant que son appel est en cours», a déclaré le groupe.