A retenir sur ce mercredi
A l'ONU, le président iranien se dit victime du «terrorisme» américain

Le président iranien a défié Donald Trump à l'ONU, dénonçant le «terrorisme» américain et promettant que l'Iran ne «baisserait pas la tête». Les tensions restent vives autour du détroit d'Ormuz.
L'Iran s'est dit victime du «terrorisme» américain
Photo: CNP/ABACA
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AFP Agence France-Presse

Dans un discours très offensif devant l'ONU, le président iranien a promis mercredi à Donald Trump que son pays ne «baisserait pas la tête», s'estimant victime du «terrorisme» américain.

Répondant au locataire de la Maison Blanche, qui la veille menaçait d'«annihiler» l'Iran, Massoud Pezeshkian a prévenu que «la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l'intimidation grandissante». «Nous n'avons jamais été un agresseur», «jamais démarré de guerre», a martelé le président iranien, plus haut responsable de Téhéran à se rendre sur le sol américain depuis la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.

Dans son discours à la même tribune mardi, le président américain disait avoir «une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l'Iran (...) ou est-ce que j'anéantis la République islamique (...)?».

Malgré ces coups de menton des deux dirigeants, le dialogue a repris depuis la veille entre les équipes de Washington et Téhéran à l'occasion de cette grand-messe annuelle de l'ONU, qui rassemble chaque année à New York toute la fine fleur de la diplomatie. Mais la réouverture du stratégique détroit d'Ormuz reste au coeur du conflit, et rien n'indique que cette reprise du dialogue puisse déboucher dans un avenir proche.

Voici les autres points à retenir de ce mercredi:

Delcy Rodriguez «remercie» Trump

A la tête du Venezuela depuis la capture par l'armée américaine en janvier de Nicolas Maduro, ex-bête noire de Washington, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a «remercié» Donald Trump pour avoir repris «la voie des relations diplomatiques et de coopération».

S'exprimant depuis le siège de l'ONU, à quelques kilomètres de la prison où l'ancien chef de l'Etat est incarcéré avec sa femme, celle qui gouverne désormais sous pression des Etats-Unis a aussi promis qu'il y aurait «des élections au Venezuela».

Retour de Poutine à la table?

Sur la guerre en Ukraine, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a annoncé que Donald Trump avait invité son homologue russe Vladimir Poutine au sommet du G20 en décembre aux Etats-Unis.

Une façon pour les Américains de relancer des discussions au point mort dans ce conflit qui ensanglante l'Europe depuis quatre ans et demi.

Moscou n'a pas encore répondu à l'invitation mais le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu devant le Conseil de sécurité que la Russie ne ferait «pas de pause» dans sa guerre.

A la tribune de l'Assemblée générale, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est livré à une nouvelle attaque en règle contre le président russe, dont il a fustigé «la folie meurtrière» et répété qu'il était seul à l'origine du conflit.

L'IA en débat

Au Conseil de sécurité, une réunion a réuni pour la première fois dans cette enceinte des pontes de cette technologie, dont les patrons des géants OpenAI, Sam Altman et Anthropic, Dario Amodei.

Après une multiplication de dérapages et des mises en garde de plusieurs responsables du secteur, les deux ont appelé à la vigilance et la coopération, le second s'engageant même à ralentir unilatéralement son développement.

«Dans l'histoire», a souligné Sam Altman, «il y a eu des moments où des pays qui étaient en concurrence et ne s'appréciaient pas forcément (...) ont tout de même réussi à s'entendre pour le bien commun face à une nouvelle technologie. Il faut que cela se produise de nouveau».

Le Golan, objet de discorde

Le président syrien Ahmed al-Chareh a profité de la tribune pour répéter que le plateau du Golan, en grande partie occupé par Israël, restait «un territoire syrien».

Celui qui a pris le pouvoir après la chute de Bachar-al-Assad a assuré que «toute tentative qui viole notre souveraineté et le droit international sera stoppée», alors que cette région a été annexée par Israël en 1981.

Une déclaration qui a provoqué une réaction immédiate du ministre de la Défense israélien, Israël Katz. «Ma réponse au président syrien (...) est claire: le Golan sous souveraineté israélienne fera pour toujours partie intégrante d'Israël», a-t-il tranché.

L'Espagne veut une femme à la tête de l'ONU

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a lancé un appel pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU pour succéder à Antonio Guterres, qui partira à la fin de l'année, et qu'elle soit issue d'Amérique latine.

«Aujourd'hui plus que jamais, alors que le féminisme est attaqué, que des milliers de femmes sont victimes du machisme, de la violence et de la xénophobie, nous devons réaffirmer cet engagement», a-t-il dit, parlant de «dette historique».Quatre femmes et trois hommes sont aujourd'hui candidats pour ce poste.

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