Encerclés par l'armée syrienne, les combattants kurdes refusent d'évacuer Alep
Les combattants kurdes refusent d'évacuer les quartiers d'Achrafieh et Cheikh Maqsoud où ils sont retranchés à Alep, dans le nord de la Syrie. Ils veulent «résister» face à l'armée qui les encercle, ont affirmé vendredi les comités locaux de ces deux quartiers.
«Nous avons décidé de demeurer dans nos quartiers et de les défendre», ont-ils déclaré dans un communiqué, disant refuser toute «reddition» alors que les autorités avaient annoncé plus tôt vouloir les évacuer après avoir décrété un cessez-le-feu.
Source: ATS
Damas va évacuer les combattants kurdes encerclés à Alep vers la zone autonome kurde
Les combattants kurdes encerclés par l'armée syrienne dans deux quartiers de la ville d'Alep vont être évacués vers la zone autonome kurde du nord-est de la Syrie, ont annoncé les autorités vendredi matin. Le ministère syrien de la Défense avait annoncé plus tôt un cessez-le feu, et accordé aux combattants kurdes un délai pour partir.
Le cessez-le-feu tient vendredi matin, selon un correspondant de l'AFP posté aux abords du quartier à majorité kurde d'Achrafieh. Il a vu des membres des forces de sécurité commencer à entrer dans ce quartier, avec des véhicules destinés à l'évacuation des combattants. Un petit nombre de civils sortait également du quartier, selon lui.
«Au cours des prochaines heures, les éléments des Forces Démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) seront transférés avec leurs armes individuelles» vers la zone autonome, a annoncé un communiqué des autorités locales d'Alep. Les Kurdes n'ont pas confirmé d'accord sur l'évacuation de leurs combattants.
Source: AFP
Israël annonce des frappes sur «plusieurs zones» du Liban contre le Hezbollah
L'armée israélienne a annoncé vendredi effectuer des frappes sur le Hezbollah dans «plusieurs zones» du Liban, au lendemain de l'annonce par Beyrouth du désarmement du mouvement islamiste pro-iranien dans le sud du pays, jugé «insuffisant» par Israël.
Les frappes ont «visé des dépôts d'armes et un site de production d'armement, utilisés pour la remise en état et le renforcement militaire de l'organisation terroriste Hezbollah», a affirmé l'armée, sans préciser leur localisation.
«Plusieurs sites de lancement et lance-roquettes, ainsi que des structures militaires», ont également été touchés, précise le communiqué, ajoutant que ces sites étaient «utilisés par le Hezbollah pour mener des attaques» en territoire israélien.
De telles activités «constituent une violation des arrangements entre Israël et le Liban», dénonce l'armée. L'agence nationale d'information libanaise (Ani) a rapporté pour sa part des frappes sur le sud du pays dans des zones éloignées de la frontière, ainsi que dans la plaine de la Békaa (est), où le Hezbollah est fortement implanté.
Elle n'a fait état d'aucune victime vendredi mais une personne avait été tuée jeudi dans un bombardement près de la ville de Saïda, selon les médias officiels libanais. L'armée israélienne affirme avoir visé un membre du Hezbollah.
Source: AFP
Les Kurdes toujours déterminés à respecter les accords avec Damas
Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l'AFP une haute responsable de l'administration locale kurde, malgré les violences entre les deux parties à Alep (nord).
«La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus», a déploré cette responsable. Mais «nous y sommes attachés et nous voulons les mettre en oeuvre», a-t-elle ajouté, accusant le pouvoir syrien d'avoir «choisi la guerre».
Source: AFP
L'armée syrienne pilonne les quartiers kurdes d'Alep
L'armée syrienne pilonne jeudi après-midi les quartiers kurdes d'Alep, après avoir autorisé les civils à évacuer, au troisième jour des violences dans la grande ville du nord de la Syrie. Les affrontements pourraient prendre une dimension régionale, la Turquie se disant prête à intervenir aux côtés du pouvoir syrien et Israël prenant la défense des Kurdes.
Les violences, qui ont fait au moins 17 morts, sont les plus graves dans la ville entre les autorités islamistes et les Kurdes. Elles surviennent alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l'administration autonome kurde au sein du nouvel Etat syrien.
L'armée a commencé «à bombarder violemment les positions des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) dans les quartiers d'Achrafieh et Cheikh Maqsoud», a annoncé dans l'après-midi l'agence officielle Sana.
Sous le feu de snipers
Les autorités avaient accordé trois heures dans la matinée aux civils pour fuir ces deux quartiers à travers deux «couloirs humanitaires». La veille déjà, les habitants étaient partis par milliers.
«Nous avons vécu des moments très difficiles, mes enfants étaient terrorisés», a affirmé à l'AFP Rana Issa, 43 ans, qui a quitté le quartier d'Achrafieh. «Nous sommes partis sous les balles des francs-tireurs, beaucoup de gens veulent sortir mais ont peur des snipers».
Les militaires fouillent les hommes sortant des secteurs kurdes, a constaté un correspondant de l'AFP. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de plusieurs arrestations.
Source: AFP
Les efforts pour désarmer le Hezbollah sont loin d'être suffisants, selon Israël
Les efforts entrepris par le Liban pour désarmer le Hezbollah «constituent un début encourageant, mais sont loin d'être suffisants», a estimé jeudi le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le communiqué dénonce la stratégie du mouvement islamiste libanais «pour se réarmer et reconstruire son infrastructure terroriste avec le soutien de l'Iran».
Source: ATS
L'armée libanaise annonce avoir achevé la première phase du désarmement du Hezbollah
L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir achevé «la première phase» de son plan pour le désarmement du Hezbollah pro-iranien, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.
Dans un communiqué, l'armée affirme avoir atteint «les objectifs de la première phase» de son plan qui doit s'étendre par la suite au reste du territoire libanais. Elle précise qu'elle «contrôle» désormais la partie sud du Litani, «à l'exception des territoires et positions toujours occupés par Israël» près de la frontière.
Le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël, refuse de remettre ses armes dans le reste du pays. Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis plus d'un an, qui prévoit son retrait du territoire libanais, Israël continue d'occuper cinq points stratégiques près de la frontière.
Sous la pression des Etats-Unis
L'armée libanaise précise que ses opérations vont se poursuivre au sud du Litani pour «achever le traitement des munitions non explosées» et rechercher des tunnels creusés par le Hezbollah. Elle ajoute qu'elle va prendre des mesures pour «empêcher définitivement les groupes armés de reconstruire leurs capacités».
Le commandant en chef de l'armée Rodolphe Haykal doit informer jeudi après-midi le gouvernement des progrès accomplis dans l'exécution de son plan pour désarmer le Hezbollah. Le gouvernement libanais est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer la formation pro-iranienne, sur fond de crainte d'une escalade des attaques israéliennes.
Source: AFP
Le dirigeant séparatiste al-Zoubaidi chassé pour «trahison»
Le chef des séparatistes du sud du Yémen, Aidarous al-Zoubaidi, a été révoqué du conseil présidentiel pour «haute trahison», a annoncé mercredi le président de cet organisme qui exerce le pouvoir exécutif internationalement reconnu.
Aidarous al-Zoubaidi sera déféré «devant le procureur général», a affirmé la présidence dans un communiqué, en l'accusant d'une série de crimes. Plus de 15 frappes saoudiennes ont visé mercredi la province du chef des séparatistes du sud du Yémen en fuite, Aidarous al-Zoubaidi, a rapporté un responsable local.
Ces frappes dans le gouvernorat de Dhale (sud-ouest) ont ciblé des dirigeants loyaux à Aidarous al-Zoubaidi, a indiqué cette source à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.
Aidarous al-Zoubaidi, qui dirige le conseil de transition du Sud (STC) aspirant à recréer un Etat dans le sud du Yémen, a été déclaré mercredi en fuite alors même qu'il devait se rendre à Ryad à une conférence censée ramener la paix entre les différentes factions à la tête du pays.
Source: AFP
Au Yémen, la coalition menée par Ryad annonce des «frappes limitées» contre les séparatistes
La coalition menée par l'Arabie saoudite a annoncé mercredi avoir mené des «frappes préventives limitées» contre les séparatistes du sud du Yémen, pour les empêcher selon elle «d'étendre le conflit» dans le pays.
Dans un communiqué, la coalition a également indiqué que le chef des séparatistes, Aidarous al-Zoubaidi, a «fui vers un lieu inconnu» et n'est pas monté dans l'avion qui devait le conduire en Arabie saoudite pour des pourparlers de paix prévus mercredi. Aidarous al-Zoubaidi dirige le Conseil de transition du Sud (STC), qui aspire à recréer un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire était indépendante entre 1967 et 1990.
Début décembre, ses forces se sont emparées de vastes territoires. Mais les factions proches de Ryad, appuyées par des frappes saoudiennes, ont riposté, reprenant début janvier le terrain perdu.
L'Arabie saoudite avait invité dans la foulée les deux camps à un «dialogue» dans la capitale saoudienne mercredi pour mettre fin à ces affrontements. Le STC avait confirmé sa participation à cette conférence.
Israël «n'autorisera pas l'Iran à reconstituer son programme balistique»
Israël «n'autorisera pas l'Iran à reconstituer son programme de missiles balistiques», a déclaré lundi son Premier ministre Benjamin Netanyahu devant le Parlement Israélien, quelques jours après un message semblable du président américain Donald Trump.
«Si nous sommes attaqués, les conséquences seront très graves», a ajouté le chef du gouvernement, quelques jours après son retour d'un voyage officiel aux Etats-Unis et six mois après une guerre de douze jours entre Israël et l'Iran.
Israël annonce des frappes imminentes sur le Hamas et le Hezbollah au Liban
L'armée israélienne a annoncé lundi des frappes au Liban contre des infrastructures appartenant au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien, émettant des ordres d'évacuation dans quatre localités du pays.
«Rester dans la zone des bâtiments signalés vous met en danger», précise dans deux messages sur X le porte-parole de l'armée en arabe, le colonel Avichay Adraee, en publiant deux cartes des zones concernées de l'est et du sud du Liban.
Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah et, de façon moins fréquente, le Hamas, deux groupes armés islamistes alliés de l'Iran.
Sous forte pression américaine et avec l'intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre avec Israël. Une réunion gouvernementale est prévue jeudi au Liban pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.
Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.
Source: AFP
Nouvelle session de négociations entre la Syrie et Israël
Le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, participe à des négociations avec Israël sous l'égide des Etats-Unis, les premières depuis septembre, a annoncé lundi l'agence officielle Sana. Ces négociations se tiennent à Paris sous médiation américaine, ont indiqué deux sources diplomatiques à l'AFP.
Selon l'agence, qui cite une «source gouvernementale», les pourparlers visent à «parvenir à un accord de sécurité équilibré» entre les deux pays voisins et toujours techniquement en état de guerre. La dernière réunion s'est tenue en septembre, mais les négociations butent sur l'insistance d'Israël à réclamer une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie.
Selon l'agence Sana, la réunion de lundi, à laquelle participe également le chef des services de renseignement syriens Hussein al-Salama, se tient «sous la coordination et en vertu d'une médiation des Etats-Unis».
Les pourparlers se concentrent sur «la réactivation de l'accord de désengagement de 1974» et portent sur «un retrait des forces israéliennes» des zones qu'elles ont occupées après la chute d'Assad.
Depuis la chute de Bachar al-Assad, Israël a mené des centaines de frappes, conduit des incursions en Syrie et a déployé des troupes dans la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien qu'il a annexée et le reste du pays.