Agitation sur Internet à cause des «Mar-a-Lago-Faces»
«Trump ne cherche même plus à cacher les extraterrestres!»

Deux nominations et une visite dans le Bureau ovale: en octobre, trois femmes sont devenues virales sur les réseaux sociaux en raison de leur apparence. Aliens, chirurgie esthétique poussée à l’excès ou critiques féministes, le web s’enflamme.
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Le portrait officiel de Barbera Thornhill, philanthrope de 78 ans, est devenu viral sur les réseaux sociaux.
Photo: x

En bref

  • La nomination de Barbera Thornhill a suscité des millions de vues et de commentaires sur X en raison de son visage
  • Susan Dell et Kelly Loeffler ont également fait l'objet de commentaires sur Internet après des apparitions, à propos de leur visage et de leur cou
  • Les internautes ont spéculé sur des extraterrestres, l'IA ou la chirurgie esthétique ; d'autres ont critiqué le bodyshaming visant les femmes
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Yannick Weber

Une simple photo publiée jeudi soir sur X par l’ambassadrice des Etats-Unis à Berne, Callista Gingrich, a fait fureur: 4 millions de vues et plus de 6000 commentaires en quelques heures. Pourquoi? Parce qu’elle montre Barbera Thornhill, tout juste nommée par l’administration Trump ambassadrice de l'«Office to Monitor and Combat Trafficking in Persons». Mais ce n’est pas pour cette raison qu’elle est devenue célèbre, mais pour le visage particulier de cette philanthrope de 78 ans. Dans une vidéo datant de quelques jours, on voit aussi qu’elle ne cligne que d’un œil.

Le buzz tient aussi au fait que c’est la troisième «apparition» du genre en quelques semaines. Au début mois, Susan Dell, femme du fondateur de la marque informatique Dell, a été invitée dans le Bureau ovale par Donald Trump après une promesse de don de 6 milliards de dollars pour un programme créé par le président pour soutenir la jeunesse.

Ils sont parmi nous

Là aussi, c’est son visage sur lequel se sont focalisés les commentaires. Une autre vidéo a ensuite refait surface: Kelly Loeffler, qui dirige la Small Business Administration depuis février 2025. Sur TikTok, c’est son long cou qui a attiré l’attention.

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Pour de nombreux internautes, c’est sûr: «Trump ne cherche même plus à cacher les extraterrestres!» Sur Barbera Thornhill, on peut lire par exemple: «Si j'étais à sa place, j'essaierais de moins me faire remarquer durant ma première semaine en tant qu'être humain.» Ou encore: «Bon sang, nous vivons dans un véritable film 'Men in Black'.» Il y a ceux qui se demandent si les photos sont générées par IA ou si c’est une parodie, et ceux qui s’amusent avec des montages visuels suggérant que Thornhill est un alien.

Pour ajouter du grain à moudre, plusieurs rappellent que pas plus tard qu’au printemps de cette année, Donald Trump a ordonné d'«identifier et de rendre publics les dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés et aux objets volants non identifiés, ainsi que toutes les autres informations concernant ces sujets très complexes, mais extrêmement intéressants et importants».

«Cela ne profite qu'aux puissants»

Une autre hypothèse, plus rationnelle, est avancée: c’est le phénomène désormais appelé «Mar-a-Lago Face», à savoir la ressemblance de traits entre nombre de femmes qui gravitent autour de Donald Trump, et les opérations chirurgicales pour s’en rapprocher.

Bien que ces trois exemples soient des femmes qui travaillent avec ou fréquentent le président Trump - qui n’est pas connu comme le plus ardent féministe - des voix se sont portées pour leur défense. Jeudi, le magazine people «Paris Match» a cité Caroline Gleich, une skieuse et écologiste américaine. «Se moquer du corps d'une femme ne profite qu'aux puissants. Chaque minute que nous passons à démolir une autre femme est une minute pendant laquelle nous ne surveillons pas les hommes qui cherchent à s'emparer de notre portefeuille», a-t-elle déclaré dans un post Instagram.

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