Un «péché grave»
Le Liban décide de désarmer le Hezbollah... qui s'insurge

Le 25 juin 2025, Israël et l'Iran ont accepté un cessez-le-feu après douze jours de conflit. Dans le reste du Moyen-Orient, la situation demeure tendue. Notre suivi.
Publié: 06.08.2025 à 19:06 heures
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Dernière mise à jour: 08.08.2025 à 01:48 heures
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La rédaction de Blick
06.08.2025, 18:59 heures

Le Liban décide de désarmer le Hezbollah... qui s'insurge

Le gouvernement libanais a chargé mardi l'armée de préparer un plan d'action pour désarmer le Hezbollah d'ici la fin de l'année, une mesure sans précédent depuis la fin de la guerre civile en 1990. Le Hezbollah a réagi mercredi en affirman que le gouvernement libanais avait commis un «péché grave» en décidant de le désarmer d'ici fin 2025 et qu'il ferait comme si cette décision «n'existait pas», ses opposants saluant une «décision historique».

Le gouvernement «a commis une faute grave en prenant une décision qui prive le Liban de l'arme de la résistance contre l'ennemi israélien», a réagi le mouvement chiite soutenu par l'Iran, estimant que cette décision «sapait la souveraineté du Liban» et «donnait les mains libres à Israël». «C'est pourquoi nous ferons comme si elle n'existait pas», a-t-il ajouté.

Le Hezbollah considère que cette décision est «le fruit des injonctions de l'émissaire américain». (Image d'archive)
Photo: Shutterstock

Le Hezbollah considère que cette décision est «le fruit des injonctions de l'émissaire américain Tom Barrack», en référence à une proposition qu'il a soumise aux autorités et qui prévoit le désarmement du mouvement selon un calendrier précis. Elle «sert pleinement les intérêts d'Israël et laisse le Liban exposé face à l'ennemi israélien, sans moyen de dissuasion», accuse le parti.

La décision du gouvernement s'inscrit dans le cadre de l'application du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre à plus d'un an de conflit entre le Hezbollah et Israël. L'accord prévoit que seuls six organismes militaires et de sécurité sont autorisés à porter les armes.

Source: AFP

28.08.2025, 19:42 heures

L'armée libanaise fait état de deux soldats tués dans l'explosion d'un drone israélien

L'armée libanaise a déclaré qu'un officier et un soldat avaient été tués jeudi dans l'explosion d'un drone israélien qui s'était écrasé dans le sud du pays, près de la frontière avec Israël.

Un panache de fumée s'élève après une frappe israélienne sur la région de Khardali, dans le sud du Liban, le 28 août 2025.
Photo: AFP

«Alors que des militaires inspectaient un drone ennemi israélien après sa chute dans la région de Naqura, celui-ci a explosé, causant la mort d'un officier et d'un soldat et blessant deux autres militaires», a déclaré l'armée dans un communiqué.

Source: AFP

28.08.2025, 05:09 heures

Un assaut terrestre israélien contre un site près de Damas

Les troupes terrestres israéliennes ont mené mercredi soir une opération contre un site près de Damas qui avait été auparavant bombardé, ont rapporté les médias d'Etat syriens. L'aviation israélienne avait frappé mardi ce site près de Kesweh, dans la banlieue de Damas, tuant six soldats syriens selon le ministère des Affaires étrangères syrien. Il avait été bombardé à nouveau mercredi, selon la télévision d'Etat.

A la suite de la deuxième attaque mercredi, des troupes israéliennes ont été acheminées par les airs dans la zone pour une opération, «dont les détails ne sont pas encore connus, alors que les vols de reconnaissance intensifs se poursuivent», a rapporté l'agence de presse officielle Sana.

Depuis qu'une coalition de rebelles islamistes a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, Israël a mené des centaines de frappes sur la Syrie, tout en amorçant un dialogue inédit avec les nouvelles autorités.

Mais cette opération constitue le premier raid terrestre israélien de ce type depuis la chute d'Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni mais disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Source: AFP

27.08.2025, 05:09 heures

L'armée israélienne dit avoir intercepté un missile tiré du Yémen

L'armée israélienne a indiqué mercredi avoir intercepté un missile tiré du Yémen, trois jours après des bombardements israéliens contre des cibles des rebelles houthis dans la capitale yéménite.

«A la suite des sirènes qui déclenchées dans plusieurs zones d'Israël, un missile lancé depuis le Yémen a été intercepté» par l'armée de l'air israélienne, a indiqué l'armée sur Telegram, alors que selon une journaliste de l'AFP les sirènes ont retenti à Jérusalem.

Source: AFP

26.08.2025, 15:20 heures

Une frappe israélienne sur le sud de la Syrie fait un mort

Un homme a été tué dans une frappe israélienne sur un village du sud de la Syrie, a annoncé mardi l'agence officielle syrienne Sana, Damas dénonçant une «violation flagrante» du droit international.

Le ministre syrien des Affaires étrangères du gouvernement intérimaire, Asaad Hassan Al-Shaibani, en Grèce, le 20 août 2025.
Photo: keystone-sda.ch

Depuis qu'une coalition islamiste a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, Israël a mené des centaines de frappes sur le pays avec lequel il est techniquement en état de guerre, tout en amorçant un dialogue avec les nouvelles autorités.

Selon Sana, «un jeune homme a été tué par un bombardement israélien sur une maison du village de Tarnaja», sur le plateau syrien du Golan, dont une partie est occupée et annexée par Israël. Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné «les récentes attaques israéliennes contre son territoire, qui ont entraîné le martyre d'un jeune homme».

«Une menace directe»

Il a aussi dénoncé «l'incursion des forces israéliennes dans une localité de la province de Qouneitra, leurs campagnes d'arrestations contre des civils, et leur annonce du maintien de leur présence illégale au sommet du mont Hermon et dans la zone tampon».

«Ces pratiques agressives constituent une violation flagrante de la Charte des Nations unies, (..) et représentent une menace directe pour la paix et la sécurité dans la région», a-t-il ajouté.

Source: AFP

25.08.2025, 16:01 heures

L'Irak veut renvoyer des centaines de détenues étrangères

L'Irak a annoncé vouloir renvoyer dans leur pays «des centaines» de détenues étrangères et leurs enfants. Deux diplomates étrangers interrogés lundi par l'AFP avertissent toutefois que de telles procédures s'annoncent très longues.

L'initiative exclut les femmes condamnées à mort, mais englobe des détenues affiliées au groupe Etat islamique (EI) ou des prisonnières de droit commun, a expliqué à l'AFP un responsable sécuritaire irakien. Le nombre le plus élevé de prisonnières vient de trois pays: la Turquie, l'Azerbaïdjan et la Russie, a-t-il précisé.

Des centaines de femmes et d'enfants en prison

Les autorités irakiennes ont créée un comité «chargé d'établir un plan pour rapatrier les détenues étrangères et arabes, ainsi que leurs enfants», a indiqué le porte-parole du ministère de la Justice Ahmed Laïbi, cité samedi par l'agence de presse étatique INA.

«Nous avons des centaines de femmes et d'enfants dans nos établissements pénitenciers», a-t-il ajouté, précisant que le comité était présidé par le ministre de la Justice. Il a souligné l'importance d'une mesure «contribuant à réduire la surpopulation carcérale».

Alléger la surpopulation carcérale

Quelque 625 étrangères et leurs 60 enfants sont en prison, essentiellement des détenues affiliées à l'EI, selon une source judiciaire. L'Irak aux infrastructures en déliquescence veut alléger une surpopulation carcérale passée de 300% à 150%, avait annoncé fin juillet le ministère de la Justice.

Parmi les détenus se trouvent des milliers d'Irakiens et des étrangers condamnés pour appartenance à l'EI souvent au terme de procès hâtifs selon les ONG. Les jihadistes mis en déroute en 2017 en Irak avaient enchaîné les exactions après une percée fulgurante trois ans plus tôt.

Source: ATS

25.08.2025, 15:18 heures

La Russie et l'Iran discutent nucléaire avant des négociations avec les Européens

Les présidents russe et iranien ont discuté du programme nucléaire de Téhéran lundi selon le Kremlin, sur fond de menaces des pays européens de rétablir des sanctions si un accord n'est pas trouvé sur cette question.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Massoud Pezeshkian, ont évoqué par téléphone «la situation autour du programme nucléaire de l'Iran», selon cette même source.

L'Iran «ne cherchera jamais à fabriquer des armes nucléaires»

La présidence iranienne a précisé que Massoud Pezeshkian avait remercié Vladimir Poutine pour son soutien au «droit à l'enrichissement» d'uranium de Téhéran, et affirmé que l'Iran «ne cherche pas, et ne cherchera jamais, à fabriquer des armes nucléaires».

Des échanges qui interviennent alors que l'Iran doit reprendre mardi à Genève des pourparlers attendus sur son programme nucléaire avec la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, selon la télévision d'État iranienne.

Ces trois pays, membres d'un accord désormais caduc conclu en 2015 avec Téhéran pour encadrer ses activités nucléaires, menacent de rétablir des sanctions onusiennes contre l'Iran si aucune solution négociée n'est trouvée d'ici fin août.

Source: AFP

25.08.2025, 15:00 heures

Netanyahu propose un retrait «progressif» du Liban si le Hezbollah est désarmé

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est dit prêt à une réduction «progressive» de la présence de l'armée israélienne au Liban, si Beyrouth concrétise son plan de désarmer le Hezbollah pro-iranien.

«Israël est prêt à soutenir le Liban dans ses efforts pour désarmer le Hezbollah et à travailler ensemble pour un avenir plus sûr et plus stable», a déclaré Netanyahu, dans un communiqué, relevant qu'Israël «reconnaît la mesure importante prise par le gouvernement libanais».

Si ce dernier mène à bien son projet de désarmement du mouvement chiite armé, Israël est prêt à «prendre des mesures réciproques, notamment une réduction progressive de la présence de l'armée israélienne en coordination avec le mécanisme de sécurité dirigé par les États-Unis», a-t-il ajouté.

Source: AFP

24.08.2025, 21:55 heures

Frappes israéliennes meurtrières au Yémen contre des cibles houthies

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes sur Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les rebelles houthis, faisant deux morts et 35 blessés selon les autorités locales. L’armée israélienne affirme avoir visé des sites militaires, tandis que les Houthis dénoncent une «agression» contre des infrastructures civiles.

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

Ces frappes surviennent une semaine après une attaque similaire et alors que les Houthis, soutenus par l’Iran, lancent régulièrement des missiles et drones vers Israël en solidarité avec Gaza. Vendredi, ils avaient tiré un missile à longue portée équipé pour la première fois, selon Israël, d’une ogive à fragmentation.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que «le régime terroriste houthi paiera un prix très élevé», tandis que les insurgés promettent de riposter. Alliés de Téhéran, les Houthis mènent aussi des attaques contre des navires en mer Rouge et disent vouloir intensifier leur lutte tant que se poursuit la guerre à Gaza.

24.08.2025, 15:21 heures

La télévision des Houthis annonce une attaque israélienne sur Sanaa

Les Houthis au Yémen ont fait état d'une attaque israélienne dimanche sur la capitale Sanaa, la dernière en date contre ces rebelles pro-iraniens qui ont mené plusieurs attaques aux missiles contre Israël.

«Agression israélienne sur la capitale Sanaa», a écrit la chaîne des Houthis, Al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails, une semaine après des frappes israéliennes contre une centrale électrique de la capitale yéménite, aux mains des rebelles.

23.08.2025, 22:24 heures

L'Iran dit avoir tué six membres d'un groupe lié à Israël

Les forces iraniennes ont tué six membres d'un groupe qualifié de «terroriste» lié à son ennemi juré Israël lors d'une opération dans le sud-est du pays, a annoncé samedi un média d'Etat.

L'Iran dit avoir tué six membres d'un groupe lié à Israël
Photo: AFP

«Lors d'un intense échange de tirs avec des terroristes dans la province du Sistan-Baloutchistan, six des assaillants ont été tués et deux arrêtés», a annoncé l'agence Irna, citant un communiqué des services des renseignements du pays.

Le lieu exact de l'attaque et sa date n'ont pas été précisés. «Les documents disponibles indiquent la nature sioniste (Israël, NDLR)» du groupe, qui envisageait d'attaquer«l'un des centres vitaux dans l'est du pays», a ajouté Irna, sans plus de détails.

L'agence a indiqué que «l'équipe opérationnelle principale» du groupe était composée de «sept terroristes non iraniens». Leur nationalité n'a pas été précisée. Deux officiers du service de renseignement provincial et un policier ont été blessés, a ajouté Irna.

Source: AFP

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