La Maison Blanche assure que l'Iran a suspendu 800 exécutions qui étaient prévues mercredi
La porte-parole de la Maison Blanche a assuré jeudi que l'Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants initialement prévues mercredi et affirmé que "toutes les options" restaient sur la table côté américain.
Karoline Leavitt a ajouté que Donald Trump avait averti Téhéran de «sérieuses conséquences» si la répression des manifestations continuait.
Elle a aussi confirmé que le président américain avait eu une conversation avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui, selon le «New York Times», lui a demandé de ne pas intervenir militairement en Iran.
Source: AFP
Ottawa affirme qu'un Canadien a été tué «aux mains des autorités» pendant les manifestations en Iran
Un citoyen canadien est décédé en Iran, a annoncé jeudi la ministre des Affaires étrangères du pays Anita Anand, mettant en cause les autorités iraniennes, accusées de réprimer dans le sang le mouvement de contestation populaire.
«Je viens d'apprendre qu'un citoyen canadien est mort en Iran aux mains des autorités iraniennes», a déclaré la ministre canadienne sur X, ajoutant que la réponse de Téhéran aux «manifestations pacifiques» avait «conduit le régime à mépriser de manière flagrante la vie humaine».
Source: AFP
L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont convaincu Trump de «donner une chance» à l'Iran
L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d'attaquer l'Iran et mis en garde contre «de graves répercussions pour la région», a déclaré jeudi à l'Agence France-Presse (AFP) un haut responsable saoudien.
Les trois pays du Golfe «ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions», a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. «La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel», a-t-il ajouté.
Un employé du Croissant-Rouge tué et cinq autres blessés
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a annoncé jeudi qu'un employé du Croissant-Rouge iranien avait été «tué» et que cinq autres avaient été blessés dans l'exercice de leurs fonctions dans la province iranienne de Gilan, le 10 janvier.
Dans un communiqué, la FICR se dit ainsi «profondément attristée par le meurtre d'Amir Ali Latifi» et par «les blessures infligées» aux cinq autres employés du Croissant-Rouge iranien, sans donner de précision sur les circonstances.
Les alliés de Washington dans le Golfe mettent en garde contre une intervention en Iran
L'Arabie saoudite et d'autres Etats arabes du Golfe ont mis en garde les Etats-Unis contre une attaque ciblant l'Iran, en mettant en avant le risque d'une déstabilisation de la région et des marchés pétroliers, rapportent des médias américains.
L'Arabie saoudite, Oman et le Qatar ont averti la Maison Blanche qu'une attaque en Iran ébranlerait les marchés pétroliers, a ainsi affirmé le New York Times mercredi confirmant de sources diplomatiques une précédente information du Wall Street Journal. Interrogé par un journaliste de l'AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: «On observera ça et on verra quelle est la suite.»
Inquiétudes de sécurité
Les Etats arabes alliés de Washington craignent que des frappes contre l'Iran ne perturbent le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz, la voie navigable à l'embouchure du golfe Persique qui sépare l'Iran de ses voisins arabes et par laquelle passe environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole, a affirmé le Wall Street Journal.
Selon ce journal, les responsables saoudiens ont assuré à Téhéran qu'ils ne s'impliqueraient pas dans un conflit potentiel ni ne permettraient aux Etats-Unis d'utiliser leur espace aérien pour des frappes. Les monarchies du Golfe craignent que les répercussions de l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran nuisent à leur propre sécurité, a indiqué le New York Times.
Source: AFP
Le Portugal ferme son ambassade en Iran
Le gouvernement portugais a annoncé jeudi la fermeture «temporaire» de son ambassade à Téhéran en raison du «contexte de tension» en Iran, et déconseillé ses ressortissants de se rendre dans le pays. La fermeture de l'ambassade a été décidée mercredi, a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Huit ressortissants portugais ont déjà quitté l'Iran et d'autres se préparent à le faire à leur tour, dans le cadre de «démarches confidentielles pour des raisons de sécurité», a-t-il précisé. Dix autres portugais, dont sept binationaux, ont en revanche choisi de rester en Iran, a ajouté le ministère.
«Renforcer les sanctions»
Le Portugal avait convoqué mardi l'ambassadeur d'Iran à Lisbonne afin de condamner la répression violente des manifestations contre le régime iranien et d'appeler au respect des droits des citoyens iraniens.
Le Portugal s'était dit en outre disposé, dans le cadre d'une concertation européenne, à «renforcer les sanctions contre l'Iran», avait indiqué le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Rangel, dans un message publié sur X.
Source: AFP
Trump a-t-il empêché une attaque contre l'Iran à la dernière minute?
Les Etats-Unis auraient renoncé in extremis à une attaque déjà planifiée contre l’Iran. Dans la nuit de mercredi à jeudi, tous les signaux laissaient pourtant présager une intervention militaire imminente. Des membres de l’armée américaine ont été évacués de plusieurs bases, tandis que l’espace aérien iranien était fermé.
Selon des services de suivi du trafic aérien, deux avions ravitailleurs américains ont décollé simultanément d’une base de l’US Air Force au Qatar. D’après le «New York Times», deux bombardiers stratégiques américains avaient également été placés en état d’alerte, prêts à mener d’éventuelles frappes secondaires. Mais, selon un haut responsable américain cité anonymement, l’opération semblait avoir été suspendue tard mercredi soir, heure suisse.
Quelques heures plus tard, le président Donald Trump a lui-même calmé le jeu. Devant la presse, il est revenu sur sa menace d’intervenir pour soutenir les manifestants en Iran. Il a affirmé que la répression menée par les autorités iraniennes avait cessé. «Ils ont arrêté, et il n’y a pas de projets d’exécutions», a déclaré le président américain.
Une désescalade de dernière minute, alors que le scénario d’un affrontement militaire semblait, quelques heures plus tôt encore, sur le point de devenir réalité.
L'Iran «se défendra contre toute menace étrangère», affirme le chef de la diplomatie
L'Iran se défendra «contre toute menace étrangère», a dit jeudi son ministre des Affaires étrangères à son homologue saoudien, tandis que Washington n'écarte pas l'option militaire en réponse à la répression des manifestations par Téhéran.
Le ministre iranien, Abbas Araghchi, a souligné lors d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhane, «l'importance d'une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région», selon un communiqué publié sur Telegram.
L'agence officielle saoudienne SPA a confirmé cet appel, indiquant que les deux responsables avaient discuté «des moyens de renforcer» la sécurité de la région.
Source: AFP
L'Allemagne recommande aux avions d'éviter l'espace aérien iranien jusqu'au 10 février
L'autorité allemande de contrôle aérien a indiqué jeudi avoir publié la veille une «recommandation de sécurité» de ne pas survoler l'espace aérien iranien jusqu'au 10 février, en raison des menaces américaines contre l'Iran.
Cette recommandation fait l'objet d'un NOTAM, un message destiné aux pilotes d'avions, transmis par le ministère allemand des transports, a indiqué, dans un mail à l'AFP, l'autorité allemande (DFS).
Source: AFP
L'Iran dément qu'Erfan Soltani ait été condamné à mort
L'Iran a démenti jeudi qu'Erfan Soltani, arrêté samedi pendant des «émeutes», ait été condamné à mort et puisse être exécuté, comme le craignaient Washington et des organisations de défense des droits de l'homme.
Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré l'agence du pouvoir judiciaire, Mizan online.
«S'il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison, car la loi ne prévoit pas la peine capitale pour ces chefs d'accusation», a ajouté Mizan.
Source: AFP
L'Inde demande à ses ressortissants de quitter l'Iran
Le ministère indien des Affaires extérieures a exhorté ses ressortissants – dont le nombre est estimé à 10'000 – à quitter l'Iran, où la répression d'un des mouvements de contestation les plus importants depuis la proclamation de la République islamique a fait ces derniers jours des milliers de morts.
«Il est recommandé aux citoyens indiens actuellement en Iran (étudiants, pèlerins, hommes d'affaires et touristes) de quitter l'Iran par tous les moyens de transport possibles», a écrit mercredi soir son ambassade à Téhéran sur les réseaux sociaux.
Source: AFP