«Les gardes à vue des membres de l'entourage familial et amical ont été levées dans l'après-midi et dans la soirée du (dimanche) 25 octobre», a indiqué le Pnat. Parmi eux figuraient le père et la mère du suspect, selon une source proche du dossier.
La garde à vue de l'auteur de l'attaque a de son côté été suspendue après un examen psychiatrique réalisé samedi soir, avait annoncé le Pnat dimanche matin.
Traitement pour schizophrénie
Une source proche de l'enquête a indiqué à l'AFP qu'il était sous traitement pour schizophrénie, une maladie qui altère la perception de la réalité, les émotions et le comportement.
«Conformément aux conclusions de l'expert psychiatre, l'intéressé a été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (à Paris NDLR) afin d'y être soumis à une période d'observation (...) susceptible de durer 48 heures», a expliqué le parquet antiterroriste, en précisant que «celle-ci doit permettre d'apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible» avec la poursuite de ses auditions.
Une décision qui interroge
Cette décision a suscité les interrogations de Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille de Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine congolaise tué vendredi à Trappes. Me Bouzrou a évoqué une «récurrence préoccupante: lorsque l'attentat émane de l'extrême droite, la question psychiatrique s'impose très vite - l'auteur serait forcément un déséquilibré».
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré lundi sur RMC/BFMTV que Kévin T. avait «agi pour tuer des personnes (...) d'origine étrangère» et la suspension de sa garde à vue pour raisons psychiatriques» ne change rien (...) au fait (que ce) soit un attentat terroriste, raciste".
Au cours de son périple sanglant à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière, cet habitant des Yvelines a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant Pengo Bossio Wangi et blessant cinq autres personnes dont une fillette de 12 ans.