La perspective d'un procès pour Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2027, s'éloigne: les juges ont clôturé, sans mise en examen, leur instruction visant le leader de La France insoumise au sujet de ses assistants parlementaires lorsqu'il siégeait au Parlement européen.
Seuls deux ex-assistants, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, restent sous le statut de témoin assisté, sous lequel ils ont été placés en mai 2022, a appris l'AFP mardi dans l'entourage des Insoumis, confirmant une information du Canard enchaîné. «Cette clôture de l'instruction en l'état, sans mise en examen, confirme ce que nous soutenons depuis l'origine: à aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier», a réagi LFI, contacté par l'AFP.
Information ouverte il y a huit ans
«Après huit années d'enquête approfondie sur la base d'une simple dénonciation d'une députée européenne d'extrême droite, aucun des juges d'instruction qui se sont succédé (...) n'a estimé qu'il existait des éléments justifiant une mise en examen», s'est encore félicitée La France Insoumise.
Contactée, Me Jade Dousselin, avocate de Jean-Luc Mélenchon et de ses anciens assistants parlementaires dans ce dossier, n'a pas souhaité s'exprimer à ce stade. L'information judiciaire – procédure entraînant la saisine de juges d'instruction pour superviser les investigations –a été ouverte en novembre 2018, notamment pour détournement de fonds publics.