En bref
- Le Conseil national du Parti communiste français a annoncé samedi qu'un adhérent soutenant un autre candidat que Fabien Roussel serait automatiquement exclu du parti. Cette mesure vise plusieurs députés ayant déclaré leur appui à Jean-Luc Mélenchon.
- Nicolas Sansu, député et ancien membre du PCF, a quitté le parti après des accusations de harcèlement et une suspension. Cinq élus ultramarins du même groupe soutiennent également Mélenchon.
- En septembre 2026, 72% des militants du PCF ont voté pour soutenir la candidature présidentielle de Fabien Roussel, réélu secrétaire national en juillet.
Le Conseil national (parlement) du Parti communiste français a fait savoir samedi que tout adhérent qui soutiendrait un autre candidat que le dirigeant du mouvement Fabien Roussel se mettrait «de lui-même en dehors du parti».
Cette décision vise les députés communistes qui ont annoncé vendredi soutenir la candidature du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon: leur chef de file Stéphane Peu, Elsa Faucillon et Soumya Bourouaha.
Egalement signataire, le député Nicolas Sansu «a rendu sa carte» du parti après avoir fait l'objet d'une plainte pour harcèlement et été suspendu de sa fédération, selon le PCF. Il reste toujours rattaché financièrement au parti selon le site de l'Assemblée. Cinq élus ultramarins membres du même groupe que les communistes à l'Assemblée avaient aussi annoncé leur soutien à Jean-Luc Mélenchon.
«Par respect de la vie démocratique de notre parti», tout adhérent «se doit de respecter le choix majoritaire», estime l'instance communiste dans un communiqué. Début septembre, les militants du PCF avaient voté à 72% pour soutenir la candidature à l'Elysée du secrétaire national du parti Fabien Roussel, qui avait été reconduit dans ses fonctions en juillet.
Faire barrage?
«C'est pourquoi un.e adhérent.e qui fait le choix de soutenir un autre candidat à l'élection présidentielle ne respecte pas notre choix collectif et démocratique (...). Celui ou celle qui fait ce choix se met de lui-même en dehors du parti et de ses instances», écrit le Conseil national. Il «ne peut plus participer» aux instances du parti «et ne peut plus s'exprimer au nom du PCF durant cette période».
Les députés communistes ayant choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon justifient notamment leur décision par le risque de victoire de Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national (extrême droite), donnée favorite pour cette élection.