Mobilisation du 24 octobre
Des blindés dans les rues, commerces barricadés et CRS en alerte

Des blindés dans les rues, commerces barricadés et CRS en alerte: le 24 octobre, Marseille, Lyon et Rennes se préparent à des manifestations tendues. Les commerçants craignent des débordements après les violences de la semaine passée.
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Paris, Marseille et Lyon mobilisent des blindés face aux risques d'émeutes.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Des blindés Centaure, des patrouilles de protection, des commerces barricadés, mais aussi les premiers manifestants qui se mettent en place. Choses vues et entendues par les journalistes de l'AFP.

En terrasse avant la manif

A Marseille samedi en début de matinée, de nombreux fourgons de CRS sont stationnés aux abords de la préfecture des Bouches-du-Rhône, du Vieux port, de grands centres commerciaux. Au moins deux engins blindés «Centaure» et un lanceur d'eau sont présents en centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ludovine, 45 ans, et sa fille Aliyah, 22 ans, sont venues de Carpentras et se sont installées en terrasse près du Vieux Port pour attendre la manifestation de 14h. Elles ont confectionné une pancarte «nous sommes en guerre !!! contre ce gouvernement corrompu ! tapez sur les pédophiles et les violeurs, pas sur nos jeunes !!»

Philippe Mamelli, entrepreneur de 64 ans, «patrouille», matraque à la taille et bombes au poivre en poche dans le centre-ville avant de rejoindre la manifestation, pour «protéger les commerçants et aider les lycéens à s'exprimer. Ainsi que les gilets jaunes». Il dit faire partie du groupe «Révolution citoyenne», soutenu par Francis Lalanne.

Agents de sécurité privée

A Lyon, vers 9h30, un hélicoptère de la gendarmerie survole la ville. Autour de la préfecture des gendarmes patrouillent, deux véhicules blindés Centaure sont stationnés.

Des palissades recouvrent de nombreuses vitrines. Des agents de sécurité privée sont postés devant l'entrée de plusieurs boutiques. A différents endroits des fourgons de CRS sont stationnés en enfilade.

Peu avant 11h, des grenades lacrymogènes ont été lancées pour disperser un groupe d'environ 150 personnes à proximité de l'université Lyon 3, en limite du périmètre au sein duquel la préfecture du Rhône a interdit tout attroupement, alors que les manifestants venaient de se mettre en travers de la rue pour bloquer la circulation.

«Pas sereins»

A Rennes, dans la rue de Nemours en plein centre-ville, les commerces sont barricadés. Dans l'un d'eux des employés qui souhaitent rester anonymes avouent «ne pas être sereins» pour cet après-midi.

Un employé dit ne «pas savoir à quoi s'attendre. La semaine dernière c'étaient des enfants qui cassaient alors même qu'il y avait des gens dans les boutiques. Ils étaient très organisés, entassaient les pavés le long de la rue avant de les utiliser». La quasi totalité des commerces de la rue ont prévu de fermer samedi après-midi, selon ces employés.

«Improvisation» pour les commerçants

«On va improviser un peu comme tout le monde j'ai l'impression. (...) On a sécurisé au maximum et après on va sûrement fermer à 13h et on va rester dans les parages pour surveiller», a dit à l'AFP Armelle Gueganton, libraire et secrétaire de l'association des commerçants de la rue du Rendez-vous/rue Marsoulan, dans le XIIe arrondissement.

La préfecture de police a imposé vendredi un parcours de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, en lisière de Paris: ce parcours «est extrêmement étroit et il y a une station essence quasiment à la fin du parcours, je me demande s'ils ont google maps à la préfecture quand ils autorisent des parcours comme ça».

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