Une nouvelle flottille
20 bateaux français tentent de briser le blocus israélien sur Gaza

Une vingtaine de bateaux français ont quitté Marseille samedi pour rejoindre une flottille internationale visant à briser le blocus israélien sur Gaza. Plus d'un millier de personnes ont soutenu cette initiative visant à apporter une aide humanitaire.
Le 4 avril 2026, un militant escalade le mât d'un bateau arborant un drapeau palestinien à l'Estaque, dans le port de Marseille.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Une vingtaine de bateaux français ont quitté samedi le port de Marseille pour rejoindre une nouvelle flottille internationale. Celle-ci devrait rassembler une centaine de bateaux au total, avec l'objectif de «briser» le blocus israélien et d'atteindre la bande de Gaza.

«Gaza, Marseille est avec toi!», ont scandé plus d'un millier de personnes venues soutenir l'initiative des navires «Thousand Madleens», nom de ce collectif en référence à Madleen Kulab, pêcheuse professionnelle gazaouie. Les navires, en majorité des voiliers, ont pris le large sous une salve d'applaudissements et de chants peu après 17h00 pour rejoindre en haute-mer la «Global Sumud Flotilla».

Cette flottille internationale, dont la majorité des bateaux appareillera le 12 avril de Barcelone, voguera vers Gaza autour du 20 avril, indiquent les organisateurs. Une halte d'une semaine est prévue au sud de l'Italie, pour une «formation à la non-violence». «L'objectif est de redonner une visibilité à la Palestine. On n'est pas trop en train d'en parler en ce moment, à cause du contexte international», estime Manon, qui ne donne pas son nom complet, membre d'un équipage.

«Casser le siège»

Il s'agit aussi «de casser le siège pour que les Palestiniens puissent avoir de l'aide humanitaire», ajoute la skippeuse dont les voiles arborent une imposante branche d'olivier peinte à la main et le message «Globalize the intifada» («Mondialisons l'intifada«). «Je considère que les gens qui embarquent sur ces bateaux, aujourd'hui, sauvent l'honneur de la France», a déclaré à l'AFP Manuel Bompard, coordinateur national de LFI et député de Marseille.

«Mon rôle en tant qu'élu depuis des mois et des mois, c'est d'alerter le gouvernement, de contester et de critiquer l'incapacité et l'absence totale de politiques de rapport de force avec le gouvernement de Netanyahu, de Trump, pour que s'arrêtent les massacres à Gaza», a-t-il ajouté. «Cette action est hautement importante puisque le génocide à Gaza continue, mais qu'en plus le pays voisin, le Liban, est en train d'être annexé», dénonce la députée LFI de Seine-Maritime Alma Dufour, présente dans la foule.

A l'automne 2025, une première flottille d'une cinquantaine de bateaux, composée de personnalités politiques et militants comme la Suédoise Greta Thunberg, avait été arraisonnée par la marine israélienne, de façon illégale selon les organisateurs et Amnesty International. Ils avaient été arrêtés et expulsés par Israël.

La bande de Gaza, gouvernée par le Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007. Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 après deux ans de guerre. Les accusations de génocide commis par Israël envers les Palestiniens dans la bande de Gaza se sont multipliées. Des accusations rejetées par Israël.

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