«Pourquoi moi?»
Raphaël Glucksmann accuse LFI de mener une «campagne de harcèlement»

Raphaël Glucksmann accuse LFI de mener une «campagne de harcèlement» qui l’empêche de participer aux manifestations. Le coordinateur insoumis Manuel Bompard rejette ces accusations, affirmant que «ce n’est pas vrai».
Photo: imago/ABACAPRESS
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AFP Agence France-Presse

Raphaël Glucksmann a accusé lundi La France insoumise de mener une «campagne de harcèlement» qui l'empêche de participer aux manifestations car il est toujours confronté à une «hostilité» qu'il juge «organisée», LFI assurant que cela n'est «pas vrai».

Interrogé par TF1 sur son absence des rassemblements ces dernières semaines, le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle a répondu qu'il était «en soutien à ces jeunes» mais «pas dans les rues».

«Parce qu'en fait, il y a une campagne de harcèlement de La France Insoumise contre moi», a-t-il ajouté. «Tous les événements qu'on organise sont troublés par des militants de La France insoumise et il n'y a pas un pas que je puisse faire sans rencontrer une hostilité donc ça, c'est organisé», a insisté le patron du parti Place publique.

«Pourquoi moi?»

«Pourquoi moi? Pourquoi ils me ciblent moi? Pourquoi ils ne ciblent pas Gabriel Attal ou Édouard Philippe?», a-t-il ajouté. «Pour une raison très simple, parce que nous sommes en train de refonder la gauche démocratique (...), parce que nous allons vaincre Mme Le Pen et ramener la gauche au pouvoir, et qu'ils ne le supportent pas.»

Invectivé lors d'un rassemblement féministe et enfariné juste après sa victoire, Raphaël Glucksmann a de nouveau été chahuté la semaine dernière, lors d'un rassemblement à Paris.

LFI réfute ces accusations

«Il ne devrait pas dire ça, parce que ce n'est pas vrai tout simplement», a réagi le coordinateur de LFI Manuel Bompard sur LCI. «Lui, en l'occurrence, essaye en permanence de venir construire une forme d'opposition, une confrontation avec La France insoumise à laquelle je n'ai pas du tout envie de participer», a-t-il ajouté.

Manuel Bompard a assuré que Raphaël Glucksmann n'est pas son «adversaire» dans la campagne présidentielle.

Vendredi, Raphaël Glucksmann avait déjà affirmé que «l'hostilité» de «certains groupes politiques» le tenait à l'écart des manifestations. «Il faut que ça s'arrête, on ne va pas faire campagne pendant six mois comme ça», avait-il dit.

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