146’000 personnes mobilisées
Les manifestations en France débouchent sur 360 interpellations

146’000 personnes ont manifesté samedi en France contre la vie chère, dont 46’000 à Paris. Le ministère de l’Intérieur rapporte 360 interpellations et des tensions dans plusieurs villes, malgré un dispositif policier renforcé.
146’000 personnes ont manifesté samedi en France contre la vie chère, dont 46’000 à Paris
Photo: IMAGO/Bestimage
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AFP Agence France-Presse

Un total de 146'000 personnes ont manifesté samedi en France, dont 46'000 à Paris, lors de la mobilisation «pour la jeunesse et contre la vie chère», selon un comptage définitif du ministère de l'Intérieur, qui a recensé au moins 360 interpellations.

«La mobilisation de ce samedi 7 novembre marque un net recul du nombre de manifestants avec 146'000 personnes (dont 46'000 à Paris) pour 141 actions», a déclaré le ministère dans un communiqué de presse. De son côté, l'intersyndicale de la jeunesse a revendiqué 250'000 manifestants en France, dont 75'000 dans la capitale.

La mobilisation est en baisse par rapport à jeudi (la journée nationale d'action pour les salaires et le pouvoir d'achat à l'appel de l'intersyndicale avait réuni 575'000 personnes, selon les autorités, et 1,6 million selon les syndicats) et par rapport aux trois précédents samedis de mobilisation sociale. «Pour rappel, le 31 octobre, 227 actions ont été dénombrées (320'000 personnes), 289 actions le 24 octobre (410'000 participants) et 430 le 17 octobre (550'000 participants)», d'après le décompte du ministère.

Selon un bilan national provisoire samedi, à 19H00, «360 interpellations» avaient été réalisées et «près de 40'000 personnes ont fait l'objet de contrôles préventifs sur les axes et gares desservant les centres-villes, comme demandé par le ministre» de l'Intérieur Laurent Nuñez. Quelque 70'000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour ce quatrième samedi consécutif de contestation sociale, appuyés par 25 Centaure, engins blindés de la gendarmerie, et 15 camions à eau.

«Des groupes à risques»

«Comme prévu, les cortèges étaient moins encadrés par les organisations syndicales, un grand nombre n'étant pas déclarés», a constaté le ministère de l'Intérieur, faisant état de «débordements» et de «tensions, notamment dans les grandes villes: Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Dijon...».

Le ministère a dénoncé la présence de «groupes à risques, composés, dans chaque ville, de plusieurs centaines de militants radicaux et d'ultragauche, mais aussi (de) groupes animés par la seule volonté de commettre des actes violents», qui «ont tenté de faire dégénérer les cortèges et de pénétrer les périmètres interdits, notamment les centres-villes». Les forces de l'ordre, qui les ont repoussés, «ont dû faire face à des individus particulièrement violents, multipliant les jets de projectiles et de mortiers d'artifice», selon le ministère.

A Paris, le cortège, parti de la place de la République, «s'est déroulé dans le calme mais les groupes à risques ont créé de nombreux incidents à la dispersion, place de la Nation, là encore contenus par les forces de l'ordre», a précisé le ministère. Laurent Nuñez «adresse son soutien le plus total aux membres des forces de sécurité intérieure blessés dans l'exercice de leur mission», a ajouté son ministère. Aucun chiffre n'a été donné sur le nombre de manifestants et de membres des forces de l'ordre blessés samedi.

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