Blocage des lycées
Gérald Darmanin veut faire «payer les réparations» aux parents

Face aux violences en marge des blocages de lycées, Gérald Darmanin mise sur la responsabilité financière des parents, qu’il juge plus utile que l’enfermement des mineurs.
Face aux violences en marge des blocages de lycées, Gérald Darmanin mise sur la responsabilité financière des parents
Photo: BES / 00769346_000013
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AFP Agence France-Presse

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d'engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants lors du mouvement de blocage des lycées, afin de leur faire «payer les réparations», a-t-il dit vendredi sur RTL.

«C'est pas le mineur qui paye, c'est les parents, aujourd'hui c'est aussi un problème de parents», a résumé le ministre au lendemain de sa réunion avec les procureurs généraux, jugeant cette réponse «bien plus utile que l'enfermement».

«Les parents doivent avoir leur responsabilité de parents. Que font des gamins de 15, 16 ans à attaquer des abribus ou leur chef d'établissement ?», s'est-il interrogé.

«Lorsqu'on détruit des lycées, lorsqu'on s'attaque à des abribus, lorsqu'on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents désormais», a-t-il insisté avant d'«espérer» que «les magistrats du siège confirmeront» ce que demanderont les procureurs, auxquels il a adressé une circulaire afin qu'ils «veillent à la comparution des parents à tous les stades de la procédure».

«Un pompier-pyromane»

«Chacun des parents est tenu d'indemniser l'intégralité des dommages causés par les agissements délictueux de leur enfant mineur: cette responsabilité doit être concrète et effective», a encore insisté le garde des Sceaux dans sa missive aux magistrats du parquet.

Depuis le début du mouvement, environ 2.000 personnes ont été placées en garde à vue «dont 90% de mineurs», tandis qu'un tiers des interpellés l'ont été pour des violences commises contre les personnes, a détaillé vendredi matin Gérald Darmanin. Il a fustigé une «minorité agissante et violente (...), dont on n'est pas tout à fait certain qu'ils soient d'ailleurs des lycéens».

«On est passé de manifestations de lycéens» à une question «d'ordre public», a ajouté le ministre, qui a confessé craindre «des violences urbaines» vendredi soir, ce week-end et lors de la journée de mobilisation nationale de mardi.

Gérald Darmanin s'en est par ailleurs de nouveau pris aux responsables de LFI, accusés de vouloir récupérer le mouvement lycéen et d'attiser la violence. Il a qualifié Manuel Bompard, le coordinateur du mouvement, d'être un «pompier-pyromane, comme M. Mélenchon», le candidat à la présidentielle qui a tenu des «propos extrêmement violents» avant de «changer de ton, trop tard».

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