Les quelque 800 pompiers mobilisés sont parvenus à fixer les deux incendies qui ont parcouru un peu plus de 2000 hectares de la forêt de Fontainebleau, près de Paris, pour lesquels quatre personnes ont été mises en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a avoué avoir «mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence».
«Les opérations qui sont prévues à partir de maintenant sont principalement du 'noyage', c'est-à-dire s'assurer qu'on traite toutes les parties incandescentes qui restent dans la terre ou les souches ou les branches d'arbre qui sont tombées au sol, afin qu'on n'ait pas de reprise particulière», a expliqué à l'AFP Paul-Edouard Laurain, porte-parole des pompiers.
«Ensuite, on va commencer à imaginer la façon dont on va pouvoir rouvrir les axes et désengager une partie des pompiers», a-t-il poursuivi. Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien, avec Canadair et hélicoptères bombardiers d'eau, a quant à lui été allégé.
Eviter les feux zombies
En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir être mobilisés encore un moment afin d'éviter les feux zombies. «Un feu de tourbe peut se propager (dans le sol) pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et ressurgir parfois à plus d'une centaine de mètres du feu initial», a alerté la préfecture.
L'emblématique massif forestier de Fontainebleau, à l'exceptionnelle biodiversité, couvre environ 25'000 hectares, à 60 km au sud-est de Paris. Il accueille chaque année plus de 15 millions de visiteurs.