Lundi, un voyage en TGV s’est transformé en un véritable exercice de survie pour plusieurs passagers. Ce qui devait être un trajet classique entre Zurich et Paris a rapidement viré au cauchemar: le train est resté immobilisé en pleine voie pendant plus de deux heures, sans aucune bouteille d'eau à bord, alors que le thermomètre affichait plus de 40 degrés dans les voitures. Interrogée par la chaîne française BFMTV, une passagère touchée par cette panne a même affirmé que la température frôlait par moments les 50 degrés à l'intérieur des wagons.
C'est finalement après trois longues heures d’attente au milieu de nulle part, juste avant la ville de Dijon, que la délivrance est arrivée: les voyageurs ont enfin reçu l'autorisation de descendre du train. Mais cet espoir de secours a été de courte durée. Le train de remplacement s'est bien élancé, avant de s’arrêter net à son tour quelques instants plus tard. Un coup de massue et un stress immense pour les passagers, déjà éprouvés par la chaleur étouffante.
Face à la situation, les forces de l'ordre ont dû intervenir. Une témoin a ainsi expliqué à 20 Minuten que des policiers ont été dépêchés sur place pour transférer les bagages d'un train à l'autre. Pendant ce temps, des secouristes prenaient en charge les personnes les plus fragiles, particulièrement touchées par la canicule.
«Il y avait des femmes enceintes et des personnes âgées à bord», raconte cette même passagère. «Avec mon amie, nous avons dû nous occuper d’une jeune femme qui faisait une crise de panique.» Une fois sortis de ce four, le soulagement a laissé place à l'émotion: de nombreux voyageurs ont éclaté en sanglots sur le ballast.