Affaire des statuettes
«C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter», reconnaît Dominique de Villepin

Le parquet national financier enquête sur Dominique de Villepin, ancien ministre français, pour des statuettes reçues entre 2002 et 2004. L'affaire pourrait impliquer recel et détournement de fonds publics.
Dominique de Villepin a rendu les statuettes le 4 mai.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Dominique de Villepin, candidat potentiel à la présidentielle en France, est désormais lui aussi dans le viseur du parquet national financier: le PNF a ouvert une enquête préliminaire sur des statuettes reçues lorsqu'il était ministre et qu'il a ensuite conservées.

Cette enquête a été ouverte mardi «des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes», a annoncé mercredi le procureur financier, Pascal Prache, dans un communiqué.

Cette enquête, ouverte «sur la base des éléments portés à sa connaissance», concerne «les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci», explique M. Prache.

«Le PNF n'aura aucune difficulté à faire la lumière sur cette affaire pour laquelle Dominique de Villepin se tient sereinement à sa disposition», a réagi auprès de l'AFP son entourage.

«Une erreur»

«C'était une erreur. Je n'aurais pas dû les accepter», a déclaré sur France Inter l'ex-Premier ministre, rappelant qu'il «n'y avait pas d'encadrement de ces situations à l'époque». Il les a rendues au ministère le 4 mai.

Ces derniers jours, les affaires se sont multipliées concernant des candidats, déclarés ou potentiels, à l'élection. Mardi, le PNF a annoncé qu'un juge allait enquêter sur Edouard Philippe pour des faits présumés de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt, harcèlement moral et concussion commis au Havre, dont il est maire et président de la communauté urbaine, suite à une plainte avec constitution de partie civile.

La justice a par ailleurs ordonné le renvoi de François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un collaborateur et tentative d'agression sexuelle sur un autre.

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