Les Insoumis suivraient
Le PS menace de lancer une motion de censure pour le 1er Mai

Alors que le gouvernement envisage d'élargir le travail le 1er mai, le PS veut relancer le dialogue social. «Si on n'est pas entendu, il peut y avoir une censure», a déclaré Olivier Faure.
Olivier Faure affirme qu'il faut aussi poser des limites.
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AFP Agence France-Presse

Le patron du PS Olivier Faure a menacé dimanche le gouvernement de Sébastien Lecornu du dépôt d'une motion de censure avec les autres groupes de gauche sur la question du travail le 1er mai, estimant nécessaire de «poser des limites» pour «ce jour tellement symbolique». «Sur ce sujet là, (...) il ne peut pas y avoir autre chose que la relance du dialogue social», a-t-il déclaré lors d'une interview sur franceinfo et France Inter, en partenariat avec «Le Monde».

Une proposition de loi visant à élargir le travail le 1er mai pourrait faire l'objet prochainement d'une réunion de conciliation entre sénateurs et députés. Ses promoteurs souhaitent que cette commission mixte paritaire ait lieu rapidement, dès ce mardi, afin que le texte puisse s'appliquer le 1er mai 2026.

«Avec l'ensemble des partis de gauche»

Vendredi, après le rejet tactique de ce texte par ses défenseurs à l'Assemblée pour accélérer son examen, le groupe communiste a proposé aux autres groupes de gauche de déposer une motion de censure. Les Insoumis ont confirmé se joindre à l'initiative, mais ces deux groupes n'ont à eux seuls pas assez de députés signataires possibles pour en permettre le dépôt.

Olivier Faure a déclaré dimanche avoir échangé avec le président du groupe communiste, Stéphane Peu, lequel considère selon lui que «si on n'est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, eh bien effectivement, il peut y avoir une censure».

Cette censure pourrait se faire «avec l'ensemble des partis de gauche qui considèrent qu'à un moment, il faut aussi poser des limites», a affirmé Olivier Faure. «Parce que si on ne les pose pas, y compris pour ce jour tellement symbolique, on sait que c'est la porte ouverte à la déconstruction du Code du travail».

Les syndicats seront reçus

Le patron du PS a toutefois aussi «remerci(é)» le Premier ministre Sébastien Lecornu d'avoir promis de ne pas «passer en force», précisant avoir également échangé avec lui sur le sujet. Une promesse formulée dimanche par Matignon, qui a demandé que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou reçoive les syndicats lundi soir.

Olivier Faure a réclamé que «la commission mixte paritaire ne soit pas convoquée», et jugé que la question pourrait être réglée par «décret». La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a de son côté estimé sur France 3 que le dialogue social ne pouvait être «éludé», mais souhaité que le texte soit «applicable pour le 1er mai prochain».

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