Escroqueries sur Facebook
Meta nettoie ses réseaux et supprime 3,7 millions de comptes suspects

Meta a supprimé 3,7 millions de comptes et pages liés à des arnaques en collaboration avec la police de Singapour. Une coopération en place depuis 2024 a permis de démanteler des réseaux frauduleux à grande échelle.
Le groupe Meta a supprimé 3,7 millions de comptes frauduleux sur Facebook et Instagram.
Photo: AP
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AFP Agence France-Presse

Meta a sévi contre 3,7 millions de comptes, pages ou autres contenus sur ses réseaux sociaux, liés à des arnaques en ligne, sur la base d'informations fournies par la police de Singapour, a indiqué le groupe américain mercredi. La police de Singapour a aidé les enquêteurs de Meta à «identifier et démanteler des écosystèmes entiers d'escrocs» grâce à un partage d'informations en place depuis deux ans, a précisé le géant des réseaux sociaux.

Entre janvier et juin, Meta a supprimé plus de 113'000 entités et pages liées à la fraude et aux escroqueries sur Facebook et Instagram, ont indiqué des responsables de l'entreprise lors d'un point de presse. En juin, le groupe a pris des mesures contre plus de 33'600 entités et pages liées à des arnaques, notamment sur la vente de voyages.

Des réseaux démantelés

En juillet, Meta a aussi sévi contre plus de 3,6 millions d'entités et de pages, dont la grande majorité étaient des «coquilles vides», c'est-à-dire des pages sans contenu et inactives, mais qui peuvent être rachetées par des escrocs pour leurs futures activités. Le groupe n'a pas fourni de chiffres comparatifs.

«Les escrocs comptent sur le fait qu'aucune organisation ne dispose d'une vision d'ensemble. Ce que nous avons construit avec la police de Singapour change cela», a déclaré Daryl Poon, directeur des relations avec les forces de l'ordre pour la région Asie-Pacifique chez Meta.

«Notre capacité à agir à grande échelle signifie que ces réseaux peuvent être démantelés avant qu'ils ne touchent davantage de personnes», a-t-il ajouté. La collaboration avec la police singapourienne est un «modèle sur lequel nous voulons continuer à nous appuyer ici et dans toute la région», a-t-il encore précisé.

Clara Koh, directrice des politiques publiques du groupe pour l'Asie du Sud-Est, a observé que les fraudeurs opèrent désormais à une échelle massive et utilisent l'intelligence artificielle «pour produire en masse de faux profils», fabriquer des images et produire du code malveillant.

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