«Salut ChatGPT, je suis le directeur sportif du Lausanne-Sport et je suis à la recherche d'un entraîneur. Peux-tu me donner le nom de celui qui nous correspond le plus?» Non, ce n'est pas de cette façon que Stéphane Henchoz a recruté Luka Elsner, son nouveau coach. Mais il est vrai que l'ancien international suisse a avoué lors de la conférence de presse de reprise du club vaudois qu'il avait fait usage de l'intelligence artificielle pour recruter la perle rare.
Pas ChatGPT, Gemini ou Claude. «Mais grâce à une plateforme spécialisée mise en place par Nice, notre club partenaire, précise Stéphane Henchoz. On y a accès et, de la même manière qu'on peut l'utiliser pour les joueurs, on le fait avec les entraîneurs.» Cette fois, le dirigeant lausannois n'a pas cherché un ailier qui part dans la profondeur ou un défenseur central de plus de 1m90.
Si Stéphane Henchoz ne veut pas entrer en détails sur les filtres qu'il a utilisés, il en cite quelques-uns. «Pour les entraîneurs, on regarde plus en détail les statistiques. Que ce soit le nombre de matches coachés ou la façon de jouer.» Avec quelques critères, une première liste de «plus d'une trentaine de noms» est sortie sur le bureau du directeur sportif du LS.
Une discussion de trois heures
Évidemment, il n'allait pas en rester là. Il y a ensuite eu des visioconférences avec une sélection de candidats. «Puis, on a fait venir Luka Elsner sur place, pour qu'il voie les infrastructures et puisse échanger avec nous», précise Stéphane Henchoz.
Là, une conversation de trois heures a eu lieu entre les deux hommes et le CEO Vincent Steinmann. «On a été frappé par son honnêteté, explique ce dernier. Il nous a précisé que sur le terrain, il n'y a que la victoire qui l'obsède et qu'il n'était pas forcément le plus cool. Mais qu'en dehors, il était tout à fait aimable. Et cela caractérise aussi le Lausanne-Sport.»
«J'ai retrouvé du professionnalisme»
Finalement, sans demander une dernière fois à l'intelligence artificielle, les Vaudois ont décidé de miser sur la grosse expérience de Luka Elsner, passé par l'Union Saint-Gilloise, Amiens, le Standard de Liège, Le Havre, le Stade de Reims et, dernièrement, Cracovie.
Évidemment, le Slovène a aussi accepté de venir sur les hauts de Lausanne. «Mon objectif principal était de travailler avec des gens rigoureux, ambitieux et structurés. J'ai retrouvé ce professionnalisme dans nos discussions et je pense qu'on peut aller loin avec de groupe.» Plus qu'à mettre cela en pratique sur le terrain.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Thoune | 38 | 28 | 75 | |
2 | FC St-Gall | 38 | 25 | 70 | |
3 | FC Lugano | 38 | 17 | 67 | |
4 | FC Sion | 38 | 23 | 63 | |
5 | FC Bâle | 38 | -3 | 56 | |
6 | Young Boys | 38 | 11 | 55 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Lucerne | 38 | 10 | 53 | |
2 | Servette FC | 38 | 8 | 53 | |
3 | FC Lausanne-Sport | 38 | -14 | 42 | |
4 | FC Zurich | 38 | -23 | 38 | |
5 | Grasshopper Club Zurich | 38 | -26 | 33 | |
6 | FC Winterthour | 38 | -56 | 23 |

