Ce nombre pourrait encore augmenter
Au moins 80 prisonniers politiques ont été libérés au Venezuela

Au Venezuela, au moins 80 prisonniers politiques ont été libérés dimanche, selon l’ONG Foro Penal. Le processus est jugé lent et incomplet, malgré les promesses du gouvernement sous pression américaine.
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Au moins 80 prisonniers politiques ont été libérés dimanche au Venezuela.
Photo: IMAGO/Europa Press
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AFP Agence France-Presse

Au moins 80 prisonniers politiques ont été libérés dimanche au Venezuela, où un processus de libération des détenus avance au compte-gouttes sous la pression de Washington, a indiqué l'ONG Foro Penal. «Au moins 80 prisonniers politiques, dont nous vérifions les cas, ont été libérés aujourd'hui dans tout le pays. Il est probable que d'autres libérations aient lieu», a écrit le directeur de Foro Penal, Alfredo Romero, sur le réseau social X.

L'avocat Gonzalo Himiob, également de Foro Penal, a précisé que les libérations ont eu lieu pendant la nuit. «Ce chiffre n'est pas encore définitif et peut augmenter à mesure que nous procédons à davantage de vérifications», a-t-il ajouté sur X.

Le gouvernement de Delcy Rodríguez, au pouvoir depuis la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine le 3 janvier, a promis depuis lors un «nombre important» de libérations. Le gouvernement vénézuélien affirme avoir libéré 626 détenus politiques depuis décembre. Ce total officiel ne correspond pas aux rapports des ONG. Foro Penal comptabilise environ la moitié de libérations sur la même période.

L'opposition et ces ONG de défense des droits humains dénoncent la lenteur du processus. Des familles attendent devant les prisons et passent la nuit à la belle étoile dans l'espoir de voir leurs proches sortir des cellules.

Depuis son investiture le 5 janvier, Delcy Rodríguez, sous pression américaine, a notamment promis des libérations de prisonniers politiques mais aussi signé des accords pétroliers avec les États-Unis ou engagé une réforme législative comprenant notamment la loi sur les hydrocarbures. Samedi, la cheffe de l'État par intérim a appelé à «parvenir à des accords» avec l'opposition afin d'arriver à la «paix» dans le pays.

La chute de Maduro

Le président Maduro et son épouse Cilia Flores ont été traduits en justice à New York pour narcotrafic. En 2024, quelque 2'400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles après l'élection présidentielle contestée de Maduro qui avait succédé à Hugo Chavez en 2013 et assuré la continuité du pouvoir bolivarien.

L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur. Le Conseil national électoral (CNE), accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés disant avoir été victime d'une attaque informatique.

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