«La radiographie m’a choquée»
Une jeune skieuse suisse a disputé 44 courses avec un péroné fracturé

Après avoir skié des mois avec un péroné fracturé, la Bernoise Laura Huber, 20 ans, a été opérée. La skieuse espère un retour plus serein sur les pistes après sa convalescence.
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Le péroné gauche de Laura Huber avant l’opération. La jeune femme de 20 ans a skié tout l’hiver avec cette blessure.
Photo: zVg
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Mathias Germann

Il n’y a pas que les stars de la Coupe du monde qui écrivent des histoires marquantes. En Coupe d’Europe aussi, les parcours peuvent être mouvementés. Laura Huber, 20 ans en a fait l’expérience l’hiver dernier. La jeune skieuse, originaire de Hasliberg (BE) a skié pendant des mois avec une fracture du péroné sans s’en rendre compte.

«J’ai été choquée quand j’ai vu la radiographie», raconte Laura Huber. La Bernoise a été opérée mardi: l’os a été fixé à l’aide d’une plaque et de vis. «La nuit, j’ai de fortes douleurs, mais elles diminuent de jour en jour.»

Tout est parti d’une chute à l’entraînement en février 2024, au cours de laquelle Laura Huber s’est fracturé le tibia gauche, ensuite opéré. Pour le péroné, également touché, la skieuse a, en accord avec les médecins, opté pour un traitement conservateur. Des injections devaient favoriser la consolidation osseuse. «Elles ont beaucoup aidé, le tibia a bien guéri. Malheureusement, ce n’était pas le cas du péroné», explique Laura Huber.

«Je me suis habituée à la douleur»

Les douleurs sont revenues, mais Laura Huber pensait qu’elles faisaient partie du processus de guérison. «Mon seuil de douleur est très élevé, je n’abandonne pas facilement. Je me suis habituée à avoir mal. Le plaisir de skier était plus fort.»

La skieuse a tout de même disputé 44 courses de Coupe d’Europe et de FIS avec un péroné endommagé. Mais lors des Championnats de Suisse, les douleurs sont devenues trop fortes: un examen a alors révélé la gravité de la situation.

Après l’opération, Laura Huber garde espoir. Le clou intramédullaire placé dans le tibia sera laissé en place. «Il me donne de la sécurité et ne me dérange pas», dit-elle. Le reste du matériel sera retiré à l’automne. «Le ski sera plus facile et je n’aurai plus à me battre constamment avec moi-même», espère Laura Huber.

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