L'espoir de Swiss-Ski se confie
Dania Allenbach: «C'est un rêve que je caresse depuis longtemps»

Dania Allenbach va faire ses débuts en Coupe du monde lors du géant de Kranjska Gora. La jeune femme de 18 ans se réjouit de ce grand moment: «L'excitation augmente de jour en jour.»
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Dania Allenbach à son domicile de Gstaad.
Photo: Sven Thomann
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Mathias Germann

Dania Allenbach est jeune, rapide et peut se mesurer pour la première fois aux plus grandes. La jeune femme de 18 ans originaire de Gstaad (BE) va goûter pour la première fois à l'ambiance de la Coupe du monde lors du slalom géant de Kranjska Gora, en Slovénie. «Je me réjouis énormément. C'est un rêve que je caresse depuis que j'ai acheté ma première voiture: participer un jour à une épreuve de Coupe du monde. Ce sera vraiment cool. En même temps, l'excitation augmente de jour en jour, mais il doit en être ainsi», lâche-t-elle.

Cet hiver, Swiss-Ski a droit à huit places de départ en slalom géant. Vanessa Kasper y a une place fixe. Comme Lara Gut-Behrami s'est blessée et que Mélanie Meillard se concentre sur le slalom, il y a beaucoup de place pour la relève.

Mais Dania Allenbach a bien mérité sa convocation. Après trois slaloms géants, elle occupe la 7e place du classement de la Coupe d'Europe et a récemment remporté un Super-G estampillé FIS. «Ces dernières années, je suis généralement entrée plus lentement dans l'hiver. Cette fois-ci, j'ai montré mes capacités dès le début, je suis plutôt satisfaite.»

«Il fallait la freiner»

Dania Allenbach a connu une ascension fulgurante chez Swiss-Ski. Elle fait déjà partie du cadre B et s'entraîne sous la direction de Christoph Kienzl dans le groupe 3 de Coupe d'Europe. Là, l'accent est mis sur la formation en slalom géant. Son amie Shaienne Zehnder, qui a fait ses débuts en Coupe du monde en début de saison à Sölden, fait partie de ce groupe. Elle prendra également le départ à Kranjska Gora.

Cet été, Dania Allenbach a terminé son apprentissage de tapissière avec brio. Depuis, la skieuse chez Salomon met l'accent sur son sport. Elle a appris à skier au Wasserngrat, non loin de la ferme familiale à Bissen (BE), au-dessus de Gstaad. Son père Paul était constructeur métallique et s'occupe aujourd'hui de 40 animaux, dont 21 vaches laitières. Judith, la mère, se souvient en souriant des débuts de leur fille: «Nous devions les freiner avec un harnais, sinon Dania serait juste descendue tout droit.»

Une chose est sûre: quand Dania Allenbach prendra le départ à Kranjska Gora, tous deux croiseront les doigts. Et elle n'aura pas de harnais pour la freiner.

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