Un nouveau patron pour la FIS
Quelles seront les transformations pour le ski de compétition?

Alexander Ospelt est le nouveau président de la FIS. Le Liechtensteinois entend assainir les finances, augmenter les primes et moderniser le ski de compétition. Voici sa vision.
1/2
Alexander Ospelt est le nouveau dirigeant de la FIS. Le Liechtensteinois a remporté l'élection face à Johan Eliasch.
Photo: URS BUCHER
RMS_Portrait_AUTOR_485.JPG
Mathias Germann

Alexander Ospelt est le nouveau président de la FIS. Mais quelle est sa vision? Le Liechtensteinois reprend, après sa victoire, bon nombre des propos qu’il avait tenus pendant sa campagne électorale: des discussions d’égal à égal, davantage de transparence et une réorientation des finances. Il ne voit pas de problèmes, mais seulement des défis. «Mais je sais que la FIS est toujours divisée», tempère-t-il après sa victoire.

Alexander Ospelt a remporté l’élection contre Johan Eliasch de justesse, avec 65 voix contre 64. Alors que les grandes nations du ski ont voté presque unanimement pour lui, la majorité des petites fédérations se sont opposées à son projet.

Cela a apparemment surpris le vainqueur lui-même. «Certains te promettent leur voix avant l’élection. Plus tard, tu te rends compte qu’ils ont dit la même chose à l’autre candidat», sourit-il. Mais son but est de rassembler tout le monde. Il souligne que les grandes nations doivent faire preuve de solidarité envers les plus petites.

«Les gens veulent voir des stars»

Alexander Ospelt n’est pas un révolutionnaire. Il apporte néanmoins des idées concrètes. Il souhaite tout d’abord mettre de l’ordre dans les finances. «Nous devons réduire les dépenses et trouver de nouvelles sources de revenus.» Il estime également nécessaire d’augmenter les primes versées aux athlètes. Il ne se prononce pas sur la question de savoir s’il fera revenir l’ancien CEO de la FIS, Urs Lehmann. Il souhaite d’abord s’entretenir avec le Conseil, puis avec l’ancien patron de Swiss-Ski lui-même.

Contrairement à Johan Eliasch, le Liechtensteinois ne prône pas la mondialisation du ski de compétition à tout prix. Il peut imaginer une Coupe du monde de ski alpin en Amérique du Sud. «Mais pas de descente en Chine. Ça n’a aucun sens.» En revanche, il souhaite renforcer les disciplines de freestyle en Asie, là où il y a de très bons athlètes. «Les gens veulent voir des stars», ajoute le nouveau patron.

Des championnats du monde annuels?

Selon lui, les courses de ski ne devraient pas durer plus de 75 minutes. Il peut également envisager des championnats du monde annuels – à l’exception des années olympiques. De plus, l’idée d’une série de classiques sur le modèle de la Tournée des quatre tremplins l’intéresse. À cela s’ajoute une autre proposition: Alexander Ospelt a été skieur de fond et a terminé onze fois le Marathon de ski de l'Engadine. «Nous pourrions le combiner avec une course de Coupe du monde. Ce serait très attractif pour les sponsors.»

Alexander Ospelt souhaite engager le dialogue avec les nations du ski, «et ne pas parler sans les consulter», comme il le souligne. Les discussions doivent se dérouler d’égal à égal. «Et si nous parlons allemand, j’espère que tout le monde comprendra mon dialecte liechtensteinois», sourit-il.

Articles les plus lus