Les courses du Lauberhorn entrent désormais dans leur phase la plus chaude. Après l'entraînement annulé de mercredi, les 63 participants – dont une dizaine de Suisses – ont pu dévaler une deuxième fois, jeudi après-midi, la légendaire piste de Wengen.
Et le résultat ne s'est pas fait attendre. L'équipe en charge de la piste de Wengen a mis à profit la journée sans entraînement ainsi que les nuits bien éclairées. Alors que les athlètes avaient évoqué des conditions molles dans la deuxième moitié du parcours lors du premier entraînement, le retour est déjà totalement différent ce jeudi. Justin Murisier se montre très satisfait: «Je pense que la piste est vraiment parfaite maintenant».
Un caillou traître pour Franjo von Allmen
Apparemment, un petit caillou s'était toutefois caché quelque part dans la neige du virage panoramique. Cet ennemi discret des carres de ski avait choisi précisément la ligne de Franjo von Allmen. Le champion du monde de descente en titre a ainsi concédé plus de cinq secondes au meilleur temps à l'arrivée. Celui-ci a de nouveau été signé par l'Italien Giovanni Franzoni, en 2:27,37 minutes.
Franjo von Allmen a surtout perdu du temps dans un passage clé. Il explique de manière très simple: «Quand on ne sait pas de quelle adhérence on dispose, on se sent un peu mal à l'aise quand on arrive à grande vitesse dans le S de Brüggli».
Dominik Paris s'inquiète pour son départ
Mais le principal sujet de préoccupation après l'entraînement concerne Dominik Paris, qui avait fait ses débuts en descente au plus haut niveau en 2009 à Wengen. Après sa course, le skieur du Tyrol du Sud a quitté l'aire d'arrivée en boitant. Interrogé, il n'a que partiellement rassuré: «Ça va. Mais ce n'est pas beau».
Pourquoi cette démarche hésitante? Dominik Paris explique à Blick: «C'est une vieille blessure à la cheville. Comme c'était plus agité et plus glacé que d'habitude cette saison, je la ressens davantage». Sera-t-il tout de même au départ des deux prochaines courses? «Oui, je pense, mais on verra comment ça évolue». Dominik Paris se montre donc optimiste, tout en laissant planer une part d'incertitude.
Miha Hrobat a lui aussi été à l'origine d'un moment délicat. Juste avant le Hundschopf, le Slovène a évité de peu une sortie dans les filets de sécurité.
Les Suisses en difficulté dans le premier secteur
Le Suisse le plus rapide de cet entraînement, 13e au classement, est une nouvelle fois Marco Odermatt. Le Nidwaldien a cependant perdu l'essentiel de son temps dans le premier secteur, plus plat. Étrangement, la plupart des Suisses ont rencontré le même problème. S'agissait-il d'une tactique interne à l'équipe helvétique?
Justin Murisier balaie l'idée avec décontraction et assurance: «C'est toujours un sport individuel. Chacun fait ce qu'il veut. Je pense que samedi, ça ira. Tout le monde triche un peu à l'entraînement. Les temps d'aujourd'hui ne sont pas si importants».