Après un faux départ vendredi, les courses de Coupe du monde de Crans-Montana ont été un joli succès. Un peu moins de 20’000 passionnés se sont pressés aux Barzettes, sur les trois jours de courses, pour admirer les stars du cirque blanc. Et assister aux superbes victoires de Malorie Blanc et Franjo von Allmen, respectivement en super-G sur piste du Mont Lachaux et en descente sur la Nationale.
Préparation idéale pour les JO
Deux victoires suisses en deux courses terminées (la descente de vendredi a été interrompue après six partantes, dont trois ont chuté), de quoi faire le plein de confiance avant les Jeux olympiques de Milan/Cortina. «C’est la meilleure préparation pour Bormio», s'enthousiasmait Franjo von Allmen après sa victoire, dimanche. Le champion du monde en titre de descente sera l’un des favoris de l’épreuve reine des JO 2026. Face à lui, les Italiens sont en forme. Mais les Helvètes ne sont pas en reste. Les Suisses étaient cinq dans le top 10 à Crans-Montana, huit dans les seize meilleurs.
Si les Jeux olympiques 2026 sont dans la ligne de mire, ces épreuves de Coupe du monde à Crans-Montana servaient aussi à préparer les Championnats du monde 2027, qui se tiendront sur le Haut-Plateau dans un an tout pile (1-14 février 2027).
Franjo von Allmen, qui a signé deux victoires en deux descentes dans la station valaisanne a-t-il déjà planifié la défense de son titre, en février de l’année prochaine? «Je suis déjà content de savoir ce que je vais faire la semaine prochaine, rigole le roi de Crans-Montana. Mais c’est dans un coin de ma tête.»
Bonne préparation des pistes
«Si Franjo et Malorie font le même résultat l’année prochaine, on sera très satisfaits», rêve déjà Didier Défago. Le directeur général de Crans-Montana 2027 tire un bilan positif du week-end, malgré une semaine de préparation difficile, la faute aux conditions météorologiques.
«Le gros challenge cette année, c’était la gestion des deux pistes», explique Didier Défago. Ses équipes ont dû préparer la piste du Mont Lachaux et celle de la Nationale. «Le gros point positif, c’est qu’au niveau du timing de la préparation des pistes, on est identique comparé à l’année prochaine», se réjouit-il. La collaboration avec les remontées mécaniques et la séparation des équipes pour travailler sur les deux pistes ont bien fonctionné.
«On a fait un gros pas en avant par rapport à l’année passée», déclare le Morginois. L’an dernier, des critiques s’étaient faites entendre quant au manque de difficultés sur la piste de la Nationale, pour les épreuves de vitesse masculines. «Au niveau des hommes, on a encore un peu de potentiel d’amélioration», concède Didier Défago.
Inventer des difficultés
Mais cette année déjà, ses équipes ont tout fait pour rendre cette piste plus complexe. «Je trouve la préparation de la piste bien meilleure que l’année passée, la neige est vraiment dure, analysait Alexis Monney samedi, après l’entraînement. Ça va un peu plus vite, donc c’est cool. Ça ressemble plus à une vraie descente.»
Justin Murisier, lui aussi, aime les descentes engagées. Comment a-t-il trouvé cette piste de la Nationale cette année? «Ça reste une piste très facile, on doit l’accepter. Par contre, ils ont bien travaillé par rapport à l’année passée. Il y a des sauts, des bosses, c’est un peu plus sympa à skier. Mais on ne peut pas inventer des difficultés à l’infini», déplore le skieur valaisan, qui pourrait vivre à Crans-Montana ses derniers Championnats du monde.
«On doit monter en puissance pour 2027», conclut Didier Défago, conscient des améliorations à apporter. Mais après un week-end pareil, tous les voyants sont au vert pour les Suisses. Tant pour les skieurs, en vue des Jeux de la semaine prochaine, que pour les organisateurs, en préparation des Mondiaux dans un an.