«On forme une jolie paire»
Certains skieurs suisses sont orphelins de leur binôme

Lors des Mondiaux de Saalbach, la Suisse avait réalisé un incroyable triplé lors du combiné par équipes. Si les paires ne sont plus les mêmes, les skieurs à croix blanche peuvent rééditer l'exploit lors de ces Jeux.
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Loïc Meillard (à gauche) et Franjo von Allmen seront de la partie, mais pas ensemble.
Photo: Sven Thomann
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Matthias DavetJournaliste Blick

À l'évocation du combiné par équipes des Mondiaux de Saalbach, les yeux des supporters suisses de ski alpin s'illuminent. Il faut dire que l'hiver dernier, dans la station autrichienne, les paires helvétiques avaient tout raflé: Franjo von Allmen/Loïc Meillard premiers, Alexis Monney/Tanguy Nef deuxièmes et Stefan Rogentin/Marc Rochat troisièmes. Les espoirs pour la discipline, qui a lieu ce lundi pour les Jeux olympiques, sont donc immenses dans le camp suisse. Certains fans ont même préparé des pancartes, dans l'espoir voir un nouveau triplé se réaliser.

Si les skieurs à croix blanche sont toujours favoris, les binômes ne sont pas les mêmes. Déjà, partons du plus simple: avec ses prestations cette saison, le Vaudois Marc Rochat n'a pas été sélectionné pour participer aux JO. Stefan Rogentin ne pourra donc pas être aligné à ses côtés. «Avec lui, nous avons passé plusieurs étés ensemble à Macolin, se souvient le skieur grison. Nous avons toujours passé de bons moments et nous nous entendons bien, mais c'est vrai que nous nous écrivons peu. Notre médaille n'a pas donné lieu à un envoi de messages à répétition.»

C'est donc avec Matthias Iten que le Grison va disputer ce combiné olympique. Un slalomeur qui, lors du slalom de Wengen, avait réalisé une superbe remontée, de la 23e à la 6e place. Stefan Rogentin a-t-il prévu de lever le pied pour que le Zougois puisse briller en deuxième manche? «Non non, se marre-t-il. La stratégie consiste à tirer le meilleur partie de la descente, puis le slalomeur fait de même. En fait, il n'y a pas plus de stratégie que ça.»

Meillard/Odi, la meilleure sur le papier

La principale différence avec Saalbach, c'est que Marco Odermatt veut, cette fois, participer à la fête. Pour des raisons de calendrier, le Nidwaldien avait regardé ses coéquipier jublier depuis la raquette d'arrivée de la station autrichienne. Cette fois, il va s'aligner aux côtés de Loïc Meillard.

Au moment où nous avons pu lui parler de cela, la descente olympique n'avait pas encore eu lieu et Marco Odermatt n'avait pas encore officiellement annoncé qu'il participait au combiné. «Si Loic est partant et que je suis au départ, on formera certainement une jolie paire», avait-il simplement souri. Et sur le papier, c'est clairement l'équipe qui fait peur à tout le monde.

Une paire décontractée

Finalement, celui qui doit faire les frais de ce choix de Marco Odermatt est Franjo von Allmen. Le tout récent champion olympique ne va pas pouvoir skier avec le meilleur slalomeur suisse mais son dauphin, Tanguy Nef. «Pour être honnête, je ne le connais pas très bien, admet le Bernois. Depuis les Mondiaux, on a un peu plus de contact, mais pas encore énormément. D'après ce que j'ai entendu, c'est un gars cool et décontracté.»

Ça tombe bien, Franjo von Allmen l'est aussi. Et au vue de la démonstration qu'il a réalisée samedi lors de la descente olympique, c'est peut-être le Genevois Tanguy Nef qui a tiré le gros lot au moment de la réparation (via le classement) des équipes.

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