Johan Eliasch a tout de même réussi à se porter candidat pour l'élection à la présidence de la FIS, puisqu'il figure bien sur la liste. Le double ressortissant suédo-britannique occupe cette fonction depuis cinq ans, mais son siège est aujourd’hui sérieusement menacé.
Pas l'Arménie, mais la Géorgie
Car pour être éligible ou réélu, un candidat doit impérativement bénéficier du soutien d’une fédération nationale. Or, aussi bien la fédération britannique que la fédération suédoise ont retiré leur appui à Johan Eliasch.
Le président sortant a donc dû trouver une alternative en se faisant désigner par une autre nation, une possibilité prévue par les statuts de la FIS. Selon certaines rumeurs, Johan Eliasch aurait envisagé de demander un passeport arménien, sans jamais confirmer ces informations. Finalement, la situation a pris une autre tournure: ce n’est pas l’Arménie, mais la Géorgie qui le présente officiellement comme candidat à la présidence. C’est ce qui ressort de la liste publiée mercredi par la FIS.
Élection lors du congrès de la FIS en juin
Outre Eliasch, plusieurs candidats sont en lice: Alexander Ospelt (Liechtenstein), Anna Harboe Falkenberg (Danemark), Dexter Paine (États-Unis) et Victoria Gosling (Grande-Bretagne).
Un comité international examinera toutes les candidatures à la présidence ainsi qu’au conseil de la FIS d’ici au 20 mai. L’élection se tiendra ensuite lors du congrès de la FIS à Belgrade, les 10 et 11 juin. À ce stade, aucune tendance claire ne se dégage. Une chose est sûre: pour Johan Eliasch, conserver son poste s’annonce comme un défi de taille.