Des millions de déficit
Le patron du ski autrichien tire la sonnette d'alarme

La contestation contre Johan Eliasch prend de l'ampleur. À quelques jours de l'élection présidentielle de la FIS, les critiques, notamment des Autrichiens, sur la gestion financière se multiplient.
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Le président de la FIS Johan Eliasch s'obstine.
Photo: Sven Thomann
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Marcel W. Perren et Christian Müller

Depuis plusieurs semaines, Johan Eliasch est la cible de critiques toujours plus vives. Vendredi, Blick a révélé une nouvelle étape dans ce bras de fer qui secoue le monde du ski: les grandes nations de la discipline menacent de retirer du calendrier de la Coupe du monde des épreuves emblématiques comme Wengen, Adelboden ou Kitzbühel si le Suédo-Britannique est réélu à la présidence de la FIS lors du congrès organisé la semaine prochaine à Belgrade.

Au coeur des reproches adressés au milliardaire figure la situation financière de la Fédération internationale de ski. «Si nous continuons ainsi, nous allons foncer dans un mur à 180 km/h», avertit Diego Züger, co-CEO de Swiss-Ski. Malgré ces mises en garde répétées, Johan Eliasch reste campé sur ses positions.

Déficit structurel de la FIS

Face à ce qu'il considère comme un manque d'écoute, Christian Scherer, secrétaire général de la Fédération autrichienne de ski, a de nouveau tenu à mettre en évidence la situation financière de l'organisation. Dans un courriel adressé à Johan Eliasch, il détaille les chiffres: «Le budget de la FIS pour l'hiver 2026/27 présente un déficit structurel de 5,7 millions de francs.»

Le dirigeant autrichien poursuit: «Sous l'ancienne direction, la FIS était en mesure de soutenir ses membres sans mettre en péril sa stabilité financière. Avec le budget proposé, la FIS ne dégage toutefois plus aucun excédent de ses activités».

Christian Scherer s'adresse ensuite directement au président sortant: «Johan, en tant que président, tu demandes aux membres de faire confiance à ta stratégie, à tes visions et à tes qualités de dirigeant. Mais cela n'est possible que si nous partageons tous la même compréhension de la réalité».

Selon l'Autrichien, c'est précisément là que réside le problème. «La question la plus importante n'est pas de savoir comment nous allons gérer le déficit. Elle est de savoir si nous reconnaissons tous qu'un déficit existe.» À quelques jours de l'élection présidentielle, rien n'indique que les deux camps parviendront à s'accorder sur ce constat avant le scrutin.

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