Quatre ruptures des ligaments croisés, sept opérations majeures du genou, d'innombrables semaines à l'hôpital et en rééducation. La spécialiste du slalom Aline Danioth sait ce que coûte un retour à la compétition. C'est d'autant plus parlant lorsqu'elle déclare:«J'ai traversé le printemps et l'été sans grandes restrictions. Je me sens très bien.»
Aline Danioth nous parle depuis la Nouvelle-Zélande, à 18'000 kilomètres d'Andermatt (UR), où elle réside. C'est là qu'elle s'entraîne depuis quelques semaines. Au Mount Hutt, elle est récemment montée deux fois sur la deuxième marche du podium lors de l'Australian New Zealand Cup. «Ça me rapporte quelques points FIS», explique-t-elle, satisfaite. Ceux-ci l'aident à obtenir un meilleur numéro de dossard en Coupe du monde. Mais il y a plus important encore: «Comme j'ai manqué beaucoup de courses ces dernières années à cause de mes nombreuses blessures, ça me fait particulièrement du bien.»
De retour en pleine forme
Après ses dernières courses de Coupe d'Europe et de Coupe du monde, Aline Danioth a enchaîné neuf courses en trois semaines au printemps. Des kilomètres de course plutôt que de la rééducation. De l'expérience plutôt qu'un dossier médical.
Auparavant, Aline Danioth préparait l'hiver européen en Argentine. Aujourd'hui, elle se trouve pour la première fois avec l'équipe en Nouvelle-Zélande. «C'est vraiment génial. C'est un pays magnifique. Mais le ski reste la priorité numéro un.»
C'est surtout physiquement qu'elle a réalisé de grands progrès. Pour la nouvelle saison, son objectif premier est de gagner en régularité. Aline Danioth a certes déjà marqué des points à deux reprises en Coupe du monde, avec une 16e place à Copper Mountain (États-Unis) et une 25e place à Flachau (Autriche), mais elle a aussi souvent été éliminée ou n'a pas pu prendre le départ de la seconde manche. «Il y a eu des conditions dans lesquelles je ne me sentais pas à l'aise. Je veux changer cela.» Le premier pas est fait. Et le dossier médical peut rester bien rangé.