Ralph, trois jours dans ces Jeux olympiques. Quatre médailles pour la Suisse. C'est incroyable, non?
Oui, c'est magnifique. Nous savions que nous avions un potentiel de médailles ces jours-ci. En ski alpin, avec une équipe aussi forte. Et avec Mathilde Gremaud, évidemment. Elle a tout gagné aux X-Games, était championne olympique à Pékin, elle était la grande favorite. Mais réussir à livrer la marchandise le jour-J, c'est tout simplement impressionnant. Chapeau. Je dois dire que je suis fier d'elle et de tous les médaillés qui ont répondu présent aujourd'hui.
Tu as du faire un choix ce lundi, entre Livigno et Bormio. Comment s'est déroulée ta journée?
Dimanche soir, je suis arrivé à Bormio. J'ai rencontré un conseiller fédéral, le ministre des Sports, Monsieur Pfister. Et ce matin, je suis venu très tôt à Livigno pour encourager Mathilde. Elle n'avait clairement pas besoin de mes encouragements. Mais elle a montré qu'elle assumait parfaitement son rôle de favorite.
Qu'as-tu pensé du run de Mathilde?
Incroyable. Dire qu'elle a fait une grosse chute lors de la reconnaissance, à l'entraînement. C'était vraiment violent. Et la voir déjà descendre comme ça dès le premier run, c'était impressionnant. Je me suis dit: si elle pose déjà celui-là, elle peut ensuite prendre encore plus de risques, et ça pourrait suffire. Puis, quand elle a posé ce run qui s'est avéré être celui de l'or olympique, on s'est dit qu'il faudrait vraiment quelqu'un d'exceptionnel pour aller la battre. Mais la dramaturgie a été incroyable jusqu'au bout. Et le plus beau, évidemment, c'était le dernier run. La femme volante avec son drapeau.
Aujourd'hui, es-tu un chef de mission heureux?
Sans aucun doute, ça fait énormément plaisir. Mais comme je le dis toujours, il y aura aussi des jours où nous irons nous coucher avec un peu de déception. Les Jeux olympiques sont encore longs. Aujourd'hui, les équipes doivent savourer, et dès demain, il faudra remettre l'ouvrage sur le métier. Nous devons rester en forme pour tenir jusqu'au bout.
Ces JO ne sont de loin pas finis.
Non, ça ne fait que commencer (sourire).