À Bormio, Franjo von Allmen fera partie des immenses favoris lors de la descente olympique. Le jeune Bernois de 24 ans a déjà gagné dans cette discipline lors des derniers championnats du monde et a remporté quatre victoires sur le circuit de Coupe du monde, dont la dernière à Crans-Montana il y a quelques jours. Autant dire que bien du monde sera attentif, tant dans le nord de l'Italie qu'en Suisse, lorsqu'il dévalera la Stelvio samedi, en fin de matinée.
Mais ce jeudi, après le deuxième entraînement, le skieur originaire de l'Oberland bernois était plutôt détendu. Il faut dire qu'il a réalisé un bon haut, avant de totalement relâché son effort à la mi-course. Sa 26e place, à 2"87 de Mattia Casse (qui a raté une porte), n'est donc pas très grave en vue de l'épreuve de samedi. «Je me sens bien, souligne-t-il dans la raquette d'arrivée. J'ai essayé d'accélérer dans certains secteurs et de prendre mon temps dans d'autres.»
Franjo von Allmen se réjouit aussi de la météo qui planait sur Bormio ce jeudi vers midi. «Avec le soleil, c'est la première fois que j'ai une aussi bonne visibilité sur place. On verra comment ce sera samedi, mais il se peut que le temps se couvre.»
«À l'intuition»
Mais pour l'instant, le Bernois profite pour prendre un bain de soleil. Et, surtout, pour faire le show pour les quelques bénévoles qui se sont installés dans les tribunes lors de ce deuxième entraînement de descente. Juste avant de rejoindre l'aire d'arrivée et sur le dernier saut, Franjo von Allmen a décidé de réaliser un petit grab. En d'autres termes, il a tenté d'attraper l'avant de ses skis avec ses mains. À la mention de ce moment, il en rit: «Je l'ai fait à l'intuition.»
Un geste qui, à quelques kilomètres de là, aurait valu une belle petite note au Bernois. Les skieurs freestyle sont en effet engagés du côté de Livigno, à une bonne heure de route de Bormio. Par contre, le champion du monde sait que, samedi, il ne faudra pas faire cela. Car dans sa conquête de l'or, tous les centièmes vont compter face à des Marco Odermatt ou Giovanni Franzoni.