«Ça aide de bien manger»
Le dernier à avoir gagné à Bormio, c'est Alexis Monney

En décembre 2024, le skieur fribourgeois s'est imposé lors de la descente sur la Stelvio. Cela fait d'Alexis Monney l'un des prétendants aux médailles lors des Jeux olympiques.
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Le Fribourgeois Alexis Monney est le dernier à l'avoir emporté à Bormio.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias DavetJournaliste Blick

Trois des six podiums obtenus par Alexis Monney en Coupe du monde ont eu lieu dans le nord de l'Italie. Un à Livigno (2e en super-G en 2025) et deux à Bormio (1er en descente et 3e en super-G en 2024). Qu'y a-t-il dans l'air au nord de l'Italie pour que le Fribourgeois se sente si bien? «On mange bien à midi et le soir, c'est clair que ça aide, se marre-t-il. Mais non, il n'y a rien de spécial. J'aime bien la région.»

Ça tombe bien, le descendeur est de retour sur la terre de son plus bel exploit. Il y a un peu plus d'un an, il s'était imposé sur la mythique Stelvio, son premier et, jusqu'à présent, son seul succès en Coupe du monde. «Je suis content d'être là, appuie-t-il. Je me réjouis de voir ce que ça donne et c'est une piste que j'apprécie beaucoup.» Forcément.

Un mois et demi d'écart

Sauf que, le jour où Alexis Monney a remporté la descente, nous étions un 28 décembre. Là, ce sera le 7 février que la médaille olympique sera distribuée. Avec un mois et demi d'écart, les conditions changent évidemment. Le premier entraînement, mercredi, n'avait pas convaincu le dernier vainqueur. «Mais là, les conditions se rapprochent de plus en plus de ce que j'aime», a-t-il déclaré après la seconde répétition générale, sourire en coin, comme s'il préparait quelque chose.

Ce qu'il aime, c'est un revêtement verglacé. «La piste commence à taper et ma technique de ski fait que je suis plus à l'aise sur ce type de neige, détaille-t-il. Je ne sais pas pourquoi, mais j'arrive à utiliser mon ski sur toute la longueur pour éviter les trous.» Un avantage qui peut être utile sur la Stelvio.

«Ça va rapprocher tout le monde»

Par contre, la visibilité pourrait être un problème. À la fin de l'année civile, la piste de Bormio est dans l'ombre de haut en bas. Mais pas en février, où le soleil a d'ailleurs ébloui jeudi lors de l'entraînement. Alexis Monney est-il, sans mauvais jeu de mots, un skieur de l'ombre? Le skieur des Paccots rigole à la boutade. «Moi, j'aime bien quand on ne voit pas grand-chose, répond-il ensuite plus sérieusement. Après, je ne vais pas me plaindre si on peut voir la piste.»

Ce qui est sûr, c'est que la Stelvio reste toujours impressionnante. «Ce n'est pas plus facile, mais ça aide, appuie-t-il. Ça va par contre rapprocher tout le monde, puisqu'on voit tous les trous.» Un petit désavantage pour le Fribourgeois.

De l'ombre à la lumière?

Du côté de l'Italie, Alexis Monney vit ses premiers Jeux olympiques. Dans une ambiance qui ressemblait quand même, jusqu'à jeudi du moins, à une étape de Coupe du monde standard. «Il y a quelques trucs qui changent, comme le fait qu'un peu plus de personnes travaillent autour de l'événement, explique-t-il. Et pour monter à la cabine, il faut par exemple passer un check-point, ce qui prend plus de temps.»

Dans les rues, l'effervescence n'est pas encore à son paroxysme. Preuve en est, le skieur de 26 ans a pu se balader dans le village en compagnie de Marco Odermatt et de Franjo von Allmen, histoire d'aller prendre une photo devant les anneaux olympiques. De son propre aveu, le Fribourgeois avoue que le Nidwaldien a pris plus de selfies que lui.

Mais finalement, ce rôle dans l'ombre du multiple vainqueur en Coupe du monde lui convient bien. Par contre, samedi lors de la descente olympique, il ne serait pas contre prendre toute la lumière.

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