Après le match, Sven Andrighetto avait le sourire. Ce dimanche, cela fait quelque temps qu'il l'attend. Commotionné durant les play-off, l'attaquant des Zurich Lions n'avait plus été en mesure de patiner depuis. Plus de six semaines à espérer revenir au jeu à temps pour disputer le Mondial en Suisse.
De retour à l'entraînement depuis une dizaine de jours, il était clair qu'il devrait disputer un «vrai» match pour se tester et voir à quel point il était prêt à encaisser l'intensité d'une rencontre internationale. Dans cette optique, ce match face à une équipe de Tchéquie rugueuse était un juge de paix. Buteur et auteur de deux passes décisives, «Ghetto» a pu se rassurer. À cinq jours du début du tournoi, il est prêt.
Sven, comment tu t'es senti pour ce retour au jeu?
Plutôt bien physiquement. Après six semaines et demie ou sept semaines d'arrêt, il fallait évidemment retrouver le rythme. À l'entraînement, tu peux travailler beaucoup de choses, mais tu ne peux jamais vraiment simuler l'intensité d'un match. Le point positif, c'est que physiquement, je pouvais tout faire. Je me sentais bien dans les jambes.
J'ai eu l'impression que tu étais de mieux en mieux à mesure que le match avançait.
Oui, clairement. Il faut retrouver les automatismes et le rythme. Au début, tu réfléchis peut-être un peu trop. Puis, tu te rappelles que ce n'est «que» du hockey et les choses reviennent naturellement. Plus le match avançait, mieux je me sentais.
Tu avais peur de recevoir le premier check?
Non, pas de peur. Mais avant le match, ce n'était pas forcément simple mentalement. Une commotion, ce n'est jamais quelque chose avec lequel tu peux jouer. Tu ne «tentes» pas un retour pour voir comment cela ira. Si le moindre doute existait encore, je ne serais pas revenu. J'ai uniquement rejoué parce que tout était à 100% sous contrôle et qu'il n'y avait plus eu le moindre symptôme ces derniers jours.
Jan Cadieux a expliqué qu'il avait parfois dû vous freiner parce que tu voulais revenir plus tôt…
Cette semaine, je me sentais prêt. Nous avons discuté d'un retour jeudi ou samedi déjà. Mais au final, c'est toujours le coach qui prend la décision avec le staff médical. Nous voulions être totalement certains. Avec ce type de blessure, il ne faut prendre aucun risque.
Tu étais capitaine pour ce retour. C'était symbolique, tu penses?
Pas spécialement, non. J'avais déjà eu cette opportunité l'an dernier. Mais évidemment, c'est toujours une fierté. Après, honnêtement, dans cette équipe, nous avons 25 capitaines (rires). Il y en a beaucoup qui le sont en club ou qui pourraient l'être. Cela rend les choses simples, car chacun apporte naturellement du leadership. Ce n'est pas un statut compliqué à avoir.
Le plus difficile, c'était quoi durant cette période?
L'attente, surtout. Chaque jour, tu regardes comment tu te sens. Mais honnêtement, pendant les play-off, je n'aurais jamais pu revenir. Impossible. À Bienne il y a trois semaines, je faisais encore seulement vingt minutes sur la glace avec les gardiens. Je n'étais de loin pas prêt à jouer. Ensuite, cela a progressivement été de mieux en mieux jusqu'à aujourd'hui et ce retour.
Tu as vite retrouvé les automatismes avec Denis Malgin.
(il rigole) Oui, mais ça aide énormément quand tu évolues sur la même ligne avec quelqu'un que tu connais aussi bien. Nous avons beaucoup joué ensemble et nous nous entendons très bien aussi en dehors de la glace. Pour moi, c'était plus simple de revenir dans ces conditions. Je n'ai pas oublié comment jouer au hockey (rires).
Et comment marquer des buts aussi...
Ça, heureusement, je pouvais continuer à le travailler. Je n'avais pas de blessure à la main ou à l'épaule. Même pendant ma récupération, je pouvais tirer, faire des passes, rester sur la glace. C'était important.
Cette blessure à la tête, ça t'a rappelé 2024 et la main qui t'a perturbé?
Oui et non. La main, je joue encore avec une attelle aujourd'hui. Mais ça fait partie de moi désormais. Je n'y pense même plus. C'est devenu comme une protection classique.
Le fait que le Mondial se déroule à Zurich rend-il ce retour encore plus spécial?
Oui, complètement. L'excitation est énorme. On se réjouit vraiment de découvrir l'ambiance à la Swiss Life Arena. Quand nous sommes partis il y a deux semaines, ils commençaient seulement les installations. Maintenant, tout devient concret.
Avec le fait de jouer «à domicile», tu pourrais même dormir à la maison...
(rires) Oui, c'est vrai. Je ne mets que 20 minutes pour me rendre à la patinoire depuis mon domicile. Mais bon... Un Mondial ça reste un Mondial. C'est important de le vivre en équipe. C'est là que tu crées aussi un groupe solide en passant du temps ensemble. Je me réjouis de créer cette bulle avec l'équipe. C'est aussi ça qui rend un championnat du monde si spécial.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |

