Ajoie condamné aux play-out?
Greg Ireland: «Cette équipe vaut mieux que ce que montre le classement»

Ajoie reçoit Langnau ce mercredi soir à Voyeboeuf en espérant prendre des points, même si les play-out semblent inévitables. Comment le coach Greg Ireland parvient-il dès lors à conserver ses troupes sous tension?
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Greg Ireland et Ajoie reçoivent Langnau mercredi.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Ajoie semble condamné aux play-out cette année encore. Jamais, depuis l'accession à la National League, le club jurassien n'a su y échapper et le retard sur la 12e place semble trop conséquent à l'approche du sprint final. Après la défaite (1-2) face à Bienne vendredi, Greg Ireland a accepté de détailler, pour Blick, quels ressorts il active chez ses joueurs pour les garder concernés et positifs alors que les revers s'enchaînent.

Greg Ireland, face à Bienne, votre équipe était tout près... Et au final, il n'y a rien au bout. Encore une fois.
C'est bien résumé. Nous ne sommes pas loin de nos adversaires, chaque match est une bataille. Après, il y a eu quelques rencontres décevantes, je ne vais pas le cacher, comme l’autre soir contre Zurich, où je n’ai pas aimé notre première période. En revanche, les deuxième et troisième étaient très bonnes. Ce soir (ndlr: vendredi), nous avons bien commencé, y compris en première période. Ils ont eu deux supériorités numériques, mais notre niveau d’énergie et notre passion étaient bons. Et nos deuxième et troisième périodes ont été très solides. Mais à la fin, vous l'avez dit, il n'y a rien au bout.

Pourquoi votre équipe n'arrive-t-elle pas à prendre plus régulièrement des points?
Nous devons trouver un moyen de marquer des buts, tout simplement, sans chercher d’excuses. Quand vous avez autant de joueurs absents, c’est aussi une opportunité pour les autres de saisir leur chance. Ce soir, il faut réussir à concéder un but de moins et en marquer un de plus. C’est aussi simple que ça.

De l’extérieur, on voit une équipe engagée, déterminée, qui ne semble pas manquer d’envie. Que manque-t-il réellement?
Il manque des joueurs, clairement. Nous n’avons pas le budget ni la profondeur d’effectif de beaucoup d’autres équipes, dont certaines peuvent encore engager des étrangers supplémentaires. Mais ce n’est pas une critique envers nos joueurs. Ils se battent, ils jouent dur, ils se donnent à fond, avec passion. C’est un combat difficile pour nous, mais nous avons de l’énergie, de l’émotion, de la passion. Il faut rester positifs et continuer à avancer.

Après autant de défaites, est-ce difficile de trouver les mots justes dans le vestiaire?
Non, parce que la vérité reste la vérité. La vidéo ne ment pas, les résultats non plus. Quand nous ne jouons pas bien, je le dis aux joueurs. Contre Zurich, je n’ai pas aimé la première période et je l’ai fait savoir. La deuxième et la troisième étaient meilleures, mais nous ne pouvons pas chercher d’excuses ni détourner le regard de la réalité. Nos fans viennent à la patinoire, ils sont passionnés, incroyables. Ce groupe de supporters est fantastique et nous devons trouver un moyen de les récompenser.

Justement, certains fans critiquent votre style de jeu, jugé trop défensif. Que leur répondez-vous?
J’entends ces critiques, tout le monde a une opinion et veut être entraîneur, mais si vous regardez attentivement les matches, vous comprenez mieux notre système. On ne peut pas avoir le puck pendant 60 minutes. Si on veut l’avoir, il faut être prêt à travailler pour le récupérer. La défense mène à l’attaque. Nous encourageons l’attaque, les tirs, le jeu vers le but adverse, dans la mesure de nos moyens. Nous voulons être plus directs, plus rapides vers l’avant. Il vaut mieux jouer dans la zone offensive, mais il faut passer par la zone de travail pour y arriver.

Malgré tout, votre équipe n'est pas loin...
Oui, nous sommes présents dans la plupart des rencontres. Nous nous battons. Évidemment, nous aimerions gagner plus souvent, marquer davantage. Mais si nous commençons à trop nous ouvrir et à nous ruer à l'attaque, je ne pense pas que ce soit la bonne solution.

Votre plus grande satisfaction réside-t-elle dans la patience et la résilience de votre groupe malgré les défaites qui s'enchaînent?
Je suis vraiment impressionné par l'état d'esprit de groupe, même s'il y a eu des périodes moins bonnes et des résultats contraires. Mais oui, c'est un défi de maintenir ce niveau d'énergie toute une saison. Nous avons de bons caractères dans ce vestiaire, de bons joueurs et de bonnes personnes. Je crois en eux. Je suis convaincu que cette équipe vaut mieux que ce que montre notre classement.

Vous êtes persuadé qu’Ajoie est meilleur que sa dernière place?
Oui, sincèrement. Nous n’avons pas réussi à décoller cette saison, à cause d’occasions manquées et de blessures. Mais j’aime ce groupe pour son énergie, sa passion. Je suis quelqu’un qui croit à l'émotion, au combat. Je suis convaincu que nous avons plus à offrir. Malheureusement, au final, seul le classement compte. En tant qu’entraîneur, j’assume cette situation. Je ne suis pas satisfait, mais c’est là où nous en sommes, et nous devons continuer à chercher à progresser.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
40
47
84
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
40
34
74
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
40
7
70
4
Lausanne HC
Lausanne HC
40
22
68
5
HC Lugano
HC Lugano
38
26
66
6
ZSC Lions
ZSC Lions
39
21
66
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
39
-8
62
8
EV Zoug
EV Zoug
38
-9
58
9
SCL Tigers
SCL Tigers
39
4
54
10
SC Berne
SC Berne
39
-11
51
11
EHC Bienne
EHC Bienne
39
-16
49
12
EHC Kloten
EHC Kloten
39
-20
46
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
39
-36
45
14
HC Ajoie
HC Ajoie
39
-61
29
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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