Le calme malgré la défaite
Roger Rönnberg: «On ne doit pas paniquer et tout chambouler»

Fribourg Gottéron est déjà sous pression après un deuxième revers face à Rapperswil (2-0 dans la série). Pas de quoi inquiéter le coach des Dragons, Roger Rönnberg, qui croit dans la continuité.
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Roger Rönnberg et les Fribourgeois ont vécu une soirée compliquée à Rapperswil.
Photo: Pius Koller
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Deux matches, deux défaites, et déjà un retard conséquent dans cette série de play-off. Battu une nouvelle fois par Rapperswil, Fribourg Gottéron se retrouve dans une position délicate. Pourtant, les occasions n’ont pas manqué. Mais entre un power-play en panne et un manque de confiance évident dans les moments clés, les Dragons n’ont pas su concrétiser leurs temps forts.

Face à des Lakers opportunistes et portés par un gardien en grande forme, la moindre approximation se paie cash. Roger Rönnberg le sait: son équipe devra rapidement retrouver de l’efficacité pour espérer inverser la tendance. Interview devant le vestiaire des Dragons.

Roger Rönnberg, quel est ton sentiment après ce match?
C’est de la frustration, parce qu’on a les occasions pour gagner. On a assez de tirs, assez de situations dangereuses, mais on ne marque pas. Et à la fin, c’est aussi simple que ça: si tu ne marques pas, tu ne peux pas gagner. On a un problème d’efficacité en ce moment, et ça se voit particulièrement en power-play. On a eu huit minutes avec un homme de plus, et on ne marque pas une seule fois. À ce niveau, en play-off, c’est là que tu fais la différence. Si tu ne concrétises pas ces moments-là, tu te mets toi-même en difficulté.

Ton équipe avait pourtant le match en main au début…
Oui, je trouvais qu’on était solides. On jouait notre jeu en étant disciplinés. On menait 1-0 et on contrôlait plutôt bien la rencontre. Mais ensuite, on a perdu notre jeu. Après leur but, le match est devenu plus ouvert, plus basé sur les transitions, et c’est exactement le type de hockey que Rapperswil veut jouer. On s’est un peu éloignés de notre identité, on a commencé à jouer trop vite, à vouloir forcer les choses au lieu de rester patients.

Tu évoques justement ce manque de patience…
Oui, et ça vient aussi du manque de confiance. On sent que les joueurs veulent bien faire, mais parfois ils veulent trop en faire, trop vite. On veut marquer dès le premier shift, on force des passes, on prend des décisions trop rapides avec le puck. On ne reste pas assez calmes dans les moments importants. Il faut accepter de construire, de rester discipliné, de jouer simple quand il le faut.

Les pénalités ont aussi pesé…
Oui, clairement. On en prend trop, et ça donne des opportunités à une équipe qui a de la qualité en power-play. On ne peut pas se permettre ça.

Comment expliques-tu ce manque de confiance offensif?
C’est quelque chose qui peut arriver dans une saison. C’est un peu comme un effet boule de neige: quand ça ne rentre pas, tu commences à y penser, tu forces un peu plus, et ça devient encore plus difficile. Mais je suis convaincu que ça peut rapidement tourner. Il suffit parfois d’un but, d’un déclic.

Tu as quand même vu des choses positives?
Oui, surtout dans le troisième tiers. J’ai aimé notre attitude, on a été plus présents, plus directs. Si on joue comme ça plus longtemps dans le match, ça peut changer beaucoup de choses.

Tu restes donc confiant malgré le 2-0 dans la série?
Oui, je le suis. Je crois en cette équipe, j'ai foi en ces joueurs. On doit rester calmes, continuer à travailler et retrouver notre efficacité. Si on commence à marquer, le reste va suivre.

Quelles options existent pour changer quelque chose? Jouer avec un étranger en défense et cinq devant pour provoquer le déclic?
Ce soir, nous avons suffisamment d'occasions pour marquer des buts et gagner ce match. Si nous marquons le 2-0 au début de match, nous aurions une discussion différente en ce moment. Nos deux défenseurs étrangers sont des éléments importants de notre système. Je ne pense pas que c'est la solution. Ce n’est pas le moment de paniquer ni de tout chambouler pour faire plaisir aux sponsors et aux fans.

Le message au vestiaire après ce match?
Rester positifs. Ne pas perdre confiance. On a déjà vécu ce genre de situation, et on sait que ça peut tourner. Mais pour ça, il faut rester disciplinés, patients et surtout efficaces quand les occasions se présentent.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
52
71
117
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
52
46
100
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
52
15
91
4
ZSC Lions
ZSC Lions
52
32
91
5
HC Lugano
HC Lugano
52
30
89
6
Lausanne HC
Lausanne HC
52
18
85
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
52
-4
81
8
EV Zoug
EV Zoug
52
-19
75
9
SC Berne
SC Berne
52
-10
68
10
EHC Bienne
EHC Bienne
52
-22
67
11
SCL Tigers
SCL Tigers
52
-7
64
12
EHC Kloten
EHC Kloten
52
-26
63
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
52
-49
59
14
HC Ajoie
HC Ajoie
52
-75
42
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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