C'est un ouf de soulagement qui a parcouru beaucoup de monde entre Stockholm et Fribourg, mardi vers 18h30. Malgré une phase préliminaire très poussive, la Suède est parvenue à se qualifier pour les quarts de finale du Championnat du monde. Bien sûr, elle n'est pas passée loin de la correctionnelle et une victoire à l'arrachée face à la Slovaquie lui a permis de rejoindre Zurich.
Les cris de joie et les sourires dans la zone mixte de la BCF Arena contrastaient avec les mines déçues des Slovaques, si proches de rallier les quarts de finale. Défenseur du Lausanne HC que Blick a côtoyé durant toute la saison, Erik Brännström s'est arrêté devant nous en montrant toutes ses dents, mais également les points de suture présents sur son nez. Une blessure de guerre qui ne l'empêche évidemment pas de défendre sa place depuis quelques matches dans l'arrière-garde scandinave.
Surnuméraire au début du tournoi
Car, au début du tournoi, c'est plutôt à une buvette de la patinoire fribourgeoise que nous avions croisé Erik Brännström lors d'un match de la Suède. L'arrière n'était pas dans les plans de Sam Hallam, qui a débuté le tournoi avec six défenseurs uniquement. Peut-être que le futur entraîneur de Genève attendait du renfort venu d'Amérique du Nord. Toujours est-il que le No 26 a dû faire le poing dans sa cuissette pendant les trois premiers matches de poules. «Mon objectif est de jouer et c'est ce que je fais maintenant, balaie le principal intéressé. Maintenant, j'ai du plaisir sur la glace et c'est ce qui compte.»
Mieux, il a des responsabilités. Lundi, lors du match décisif face à la Slovaquie, c'est aux côtés du vétéran aux 1091 matches de NHL Mattias Ekholm qu'il a été aligné. «Il est tellement bon avec le puck, et toujours dans une bonne position, admire Erik Brännström. Je dois juste observer et apprendre.» Dominant en Suisse, le Suédois est généralement dans la situation inverse, où ce sont ses coéquipiers qui s'inspirent de lui.
Objectif: la finale
En parlant de coéquipiers, le No 26 du Lausanne HC va en retrouver trois ce jeudi, à l'occasion du quart de finale face à la Suisse (20h20, en direct sur Blick). Damien Riat, Théo Rochette et le futur Davosien Ken Jäger vont tout faire pour mettre leur défenseur en club en difficulté. «On a tous une bonne relation et on s'est bien amusés ensemble cette année, donc ça le sera aussi de s'affronter», sourit Erik Brännström. Sans se faire de cadeau, évidemment.
En dessous de son niveau jusqu'à présent en Suisse, le «Tre Kronor» va devoir l'élever drastiquement s'il veut éliminer une Nati impitoyable en phase de groupes. «On s'attendait à être plus haut au classement mais, ce qui comptait, c'était d'être en quarts de finale, rassure Erik Brännström. Maintenant, il faut continuer à travailler sur notre jeu car, le but, c'est d'aller en finale.». Première étape pour y parvenir: éliminer une équipe invaincue jusqu'ici.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 7 | 32 | 21 | |
2 | Finlande | 7 | 20 | 18 | |
3 | Lettonie | 7 | 7 | 12 | |
4 | Etats-Unis | 7 | 4 | 11 | |
5 | Allemagne | 7 | 1 | 10 | |
6 | Autriche | 7 | -12 | 9 | |
7 | Hongrie | 7 | -24 | 3 | |
8 | Royaume-Uni | 7 | -28 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 7 | 20 | 20 | |
2 | Norvège | 7 | 11 | 15 | |
3 | République Tchèque | 7 | 2 | 13 | |
4 | Suède | 7 | 11 | 12 | |
5 | Slovaquie | 7 | 2 | 11 | |
6 | Danemark | 7 | -11 | 6 | |
7 | Slovénie | 7 | -12 | 6 | |
8 | Italie | 7 | -23 | 1 |


