Longtemps, l'année 2026 restera comme un traumatisme pour le hockey canadien (sauf si Montréal vient à gagner en NHL, mais c'est une autre histoire). De la même manière que tous les habitants du pays se souviennent d'où ils étaient lorsque Sidney Crosby a inscrit le but de la victoire en finale des Jeux olympiques en 2010, tous ont en mémoire cette désillusion d'il y a quelques semaines à Milan.
La sélection à la feuille d'érable s'est à nouveau retrouvée en finale face aux États-Unis mais, cette fois, la pièce est tombée de l'autre côté. Jack Hughes est devenu le héros des Américains en prolongation, inscrivant le «golden goal».
«On arrive à allier nos forces, en équipe»
De cette aventure dans le nord de l'Italie, il ne reste finalement que peu de joueurs qui sont encore présents en Suisse, pour le championnat du monde. Un, du côté américain, avec Matthew Tkachuk qui espère entrer au sein du «Triple Gold Club» – les joueurs ayant gagné les JO, la Coupe Stanley et le Mondial – au terme du tournoi. Deux, dans les rangs canadiens, avec Macklin Celebrini et Sidney Crosby. Sauf que ce dernier, blessé, n'était pas présent sur la glace lors de la finale à Milan.
Ne reste donc que la pépite des Sharks de San Jose (115 points cette saison) qui a réellement en travers de la bouche cette défaite face aux États-Unis. À quel point souhaite-il prendre sa revanche sur le grand frère américain? «Ce serait bien, nous a-t-il soufflé après la victoire face aux Tchèques. Ça va être un beau match, sachant qu'en face ils ont joué du bon hockey ici en Suisse.»
Le discours est très léché, tellement qu'on vient à se demander si Macklin Celebrini a réellement vu les États-Unis évoluer depuis le début du tournoi. Peu convaincante depuis son arrivée à Zurich, la troupe de Don Granato s'est qualifiée de justesse pour les quarts de finale. Quand on fait remarquer au capitaine canadien que son équipe avait tout de même l'air un peu meilleure que les Américains, il se reprend: «Je ne crois pas qu'on se concentre trop sur cela. On est ravi avec le groupe qu'on possède et on arrive à allier nos forces, en équipe.»
Content de rester à Fribourg
Car, même s'ils ont remporté le groupe B à Fribourg sans perdre un seul match, les Canadiens n'ont pas non plus crevé l'écran, comme s'il y avait une certaine suffisance. «On a beaucoup appris durant cette phase préliminaire, car tout n'était pas parfait, concède Macklin Celebrini. On veut continuer de s'améliorer – ce qui a été notre message durant tout ce tournoi. Je pense que notre équipe a encore beaucoup à offrir.»
Une phrase qui, forcément, va faire plaisir au public romand qui pourra observer une dernière fois les stars mondiales ce jeudi. D'ailleurs, Macklin Celebrini est-il également heureux de rester deux jours de plus à Fribourg? «À 100%», s'exclame-t-il avec le sourire. Mais bon, au vue du discours très léché du jeune attaquant, on peut se douter qu'il aurait dit la même chose de Martigny, Romanel ou Courtételle.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 7 | 32 | 21 | |
2 | Finlande | 7 | 20 | 18 | |
3 | Lettonie | 7 | 7 | 12 | |
4 | Etats-Unis | 7 | 4 | 11 | |
5 | Allemagne | 7 | 1 | 10 | |
6 | Autriche | 7 | -12 | 9 | |
7 | Hongrie | 7 | -24 | 3 | |
8 | Royaume-Uni | 7 | -28 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 7 | 20 | 20 | |
2 | Norvège | 7 | 11 | 15 | |
3 | République Tchèque | 7 | 2 | 13 | |
4 | Suède | 7 | 11 | 12 | |
5 | Slovaquie | 7 | 2 | 11 | |
6 | Danemark | 7 | -11 | 6 | |
7 | Slovénie | 7 | -12 | 6 | |
8 | Italie | 7 | -23 | 1 |


