Je dois bien vous avouer que je suis bluffé par Jan Cadieux. Je ne vous écris pas cela parce que l'équipe de Suisse a gagné ses deux premiers matches. Cela aide bien sûr. Mais mon premier sentiment pour le nouveau sélectionneur national va bien au-delà du «bête» Totomat cher à Christian Constantin, que je salue au passage (Ça, c'est un petit truc que je vous donne pour se rendre plus important qu'on est. Il suffit de faire croire que des gens nous écoutent/lisent et de les saluer. Résultats garantis).
Déjà, l'ancien coach de Genève-Servette paraît désormais faire l'unanimité auprès des confrères alémaniques. Et croyez-moi, il ne partait pas gagnant. Déjà parce qu'il passait après Patrick Fischer qui aurait vendu du Gruyère à un habitant de La Roche ou du saucisson à un Vaudois.
Être à un poste aussi exposé après le gendre idéal, ce n'est pas une mince affaire. Et c'est terrible, mais la cote de popularité de «Fischi» n'a probablement pas baissé récemment en certains endroits. Mais là n'est pas la question. Convaincre les médias en ne faisant rien de bien sérieux, c'est possible. Je ne citerai pas de nom, mais j'en aurais une dizaine à donner sans devoir commencer à réfléchir, tsé.
Mais avant le premier «puck drop», Jan Cadieux a fait tout juste au niveau de la communication externe. De ce que je crois avoir compris avec certaines indiscrétions, il a également réussi la prise de pouvoir à l'interne. Et Dieu sait qu'il a hérité d'une patate chaude avec cette transition qui avait tout pour être le cadeau empoisonné.
Et puis sur le banc, Jan Cadieux a également fait tout juste. Si bien que même Damien Riat m'a parlé de son coaching gagnant lors du match face à la Lettonie. Est-ce que je suis surpris que l'ancien attaquant ait le sens du jeu? Pas le moins du monde. Est-ce que je suis surpris qu'il soit compétent à ce poste de sélectionneur national? Toujours pas.
Ce qui m'épate, par contre, c'est la vitesse à laquelle il s'est adapté à ce nouveau costume qui, finalement, lui va terriblement bien. À l'aise devant les médias, il ne l'a pas toujours été. Et croyez-moi, cette phrase a été écrite par quelqu'un qui a pris du temps à le convaincre qu'il était excellent devant les micros des journalistes. Je n'ai aucune volonté de m'accaparer son succès, mais je suis très satisfait de le voir si pertinent, sincère et entier devant les micros des journalistes. Et je n'écris pas cela pour marquer une rupture avec Patrick Fischer. Ce n'est pas le cas. Il était également excellent.
Mais on était légitimement en droit de se demander comment un entraîneur ne parlant pas un suisse-allemand «natif» allait faire son trou à la tête de cette sélection nationale prônant la «Swissness». Mais peut-être que justement, un coach né à Davos, ayant joué à Lugano, Fribourg et entraîné à Genève était on ne peut plus compétent pour incarner le hockey à croix blanche. Il fallait juste qu'il ne rate pas son départ dans cette compétition.
En espérant que cette épopée se poursuive jusqu'à une finale de rêve face au Canada de Sidney Crosby (que je salue évidemment au passage).
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 3 | 9 | 9 | |
2 | Finlande | 3 | 9 | 9 | |
3 | Autriche | 3 | 7 | 9 | |
4 | Hongrie | 3 | 0 | 3 | |
5 | Etats-Unis | 3 | -2 | 3 | |
6 | Lettonie | 3 | -2 | 3 | |
7 | Allemagne | 3 | -9 | 0 | |
8 | Royaume-Uni | 3 | -12 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 3 | 12 | 9 | |
2 | Slovaquie | 3 | 5 | 8 | |
3 | République Tchèque | 3 | 3 | 7 | |
4 | Norvège | 3 | 7 | 6 | |
5 | Suède | 3 | 1 | 3 | |
6 | Slovénie | 3 | -4 | 3 | |
7 | Danemark | 3 | -11 | 0 | |
8 | Italie | 3 | -13 | 0 |

