Le champion du monde en titre McLaren-Mercedes a rempli sa mission juste avant la trêve estivale. Sur le Hungaroring, Lando Norris a décroché sa première pole position puis sa première victoire de la saison 2026, offrant un week-end parfait à l'écurie Papaya.
Cette victoire relance une question: Lando Norris, et même Max Verstappen, solide deuxième au volant de sa Red Bull-Ford, peuvent-ils encore s'inviter dans la lutte pour le titre après Budapest?
Chez Mercedes comme chez Ferrari, la pause estivale devrait surtout servir à tirer les premières conclusions avant la reprise à Zandvoort, le 23 août. Les deux équipes semblent déjà douter de voir leurs pilotes jouer le championnat jusqu'à la dernière manche.
Mercedes doit-elle miser sur Kimi Antonelli?
À Brackley, le débat pourrait rapidement être tranché. Parti seulement septième après une pénalité pour excès de vitesse sous drapeau jaune, Andrea Kimi Antonelli a signé une superbe remontée jusqu'à la troisième place. Son équipier George Russell, lui, a complètement manqué son départ et n'a terminé que septième, à près de 40 secondes de l'Italien.
Chez Ferrari, le bilan est tout aussi décevant. Alors que la Scuderia faisait figure de favorite sur un Hungaroring baigné par une chaleur de 32 degrés, elle s'est une nouvelle fois trompée stratégiquement. Charles Leclerc a dû se contenter de la quatrième place, juste devant Lewis Hamilton.
Le Britannique, particulièrement combatif, a en outre écopé d'une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé la limite de vitesse dans la voie des stands lors de son deuxième arrêt : 80,1 km/h au lieu des 80 km/h autorisés.
Un week-end à oublier pour Lewis Hamilton
Les ennuis avaient déjà commencé samedi. Agacé par la stratégie de Ferrari, le septuple champion du monde avait gêné Oscar Piastri en qualifications, ce qui lui avait valu une pénalité le faisant reculer de la première à la troisième ligne sur la grille.
En course, Oscar Piastri a de nouveau joué de malchance. Cette fois, c'est Carlos Sainz qui est venu au contact avec sa Williams, pourtant peu compétitive. L'Espagnol a été sanctionné de cinq secondes, ce qui l'a finalement relégué au 18e rang, derrière son équipier Alexander Albon.
Seule Cadillac a connu un week-end encore plus difficile, avec un double abandon pour la deuxième fois après l'Autriche. Valtteri Bottas a été victime d'un problème de freins, tandis que Sergio Pérez a dû renoncer à cause d'une défaillance de suspension.
Le souvenir de Monza reste vivace
Chez McLaren, la gestion des pilotes continue d'alimenter les discussions. Lorsque Piastri a perdu la tête après son accrochage avec Sainz, l'équipe aurait pu demander à Norris de lui rendre la première place.
Elle ne l'a pas fait. Une décision qui rappelle inévitablement le Grand Prix d'Italie 2025 à Monza, où c'est pourtant Piastri, alors leader du championnat, qui avait dû céder sa position à Norris après une erreur stratégique de l'équipe lors des arrêts aux stands. Une polémique qui n'est toujours pas totalement oubliée.
Enfin, comme annoncé, le Grand Prix de Malaisie fera son retour au calendrier le 4 octobre en remplacement de l'épreuve de Bahreïn, annulée. Le circuit de Sepang, près de Kuala Lumpur, absent de la Formule 1 depuis neuf ans, accueillera une manche disputée une semaine après Bakou et une semaine avant Singapour.