«Nous voulions intégrer l’académie»
Le jour où Ferrari a refusé de signer Kimi Antonelli

Avant de devenir la nouvelle sensation de Mercedes, Kimi Antonelli avait tenté sa chance chez Ferrari. La Scuderia avait pourtant refusé de l'intégrer à son académie.
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Le patron de Mercedes, Toto Wolff, asperge de champagne son protégé Kimi Antonelli.
Photo: AP Photo/Fatima Shbair
Roger Benoit

Mercedes préfère déjà tempérer l'emballement. Interrogé par Blick, Toto Wolff appelle à profiter du moment: «Profitons simplement des performances insouciantes de l’un des plus grands talents que j’aie jamais vus!»

Traditionnellement, lorsqu’un pilote s’impose, les ingénieurs ou parfois même les mécaniciens sont invités à monter sur le podium en guise de reconnaissance. À Monte-Carlo, c’est Toto Wolff lui-même qui a rejoint les trois premiers.

Une journée à part

Car même chez Mercedes, des journées comme celle-là ne se présentent pas souvent. À seulement 19 ans – il ne fêtera ses 20 ans que le 25 août –, le jeune homme originaire de Bologne impressionne par sa maturité. Fort désormais de 30 Grands Prix disputés en championnat du monde, il parvient déjà à reléguer les plus grandes stars au second plan.

Sur le podium, Wolff avait toutes les raisons de célébrer avec Kimi Antonelli et une bouteille de champagne. D’autant que de tels moments restent rares. D’un côté se trouvait sa nouvelle étoile montante. De l’autre, Sir Lewis Hamilton (41 ans), celui qui a longtemps incarné sa meilleure garantie de succès avec six titres mondiaux remportés au sein de l’écurie officielle.

Entre Hamilton et Antonelli

«Après Lewis, nous avons désormais une nouvelle rock star mondiale chez Mercedes. Il enthousiasme les foules. Les jeunes comme les moins jeunes. Peu importe le sexe de ceux qui le soutiennent», explique Wolff à Blick.

Cette notoriété grandissante et l’engouement qu’Antonelli suscite aux quatre coins du monde ont-ils aussi leurs inconvénients? Wolff éclate de rire: «Oui, nous ne pouvons plus aller manger ensemble au restaurant. Immédiatement, des files de chasseurs d’autographes se forment. Impossible alors de profiter d’un moment de calme et de sérénité».

Antonelli occupe désormais la tête du championnat du monde avec 156 points, contre 90 pour Hamilton. Qui aurait osé miser sur un tel scénario avant le début de la saison?

L’ascension est spectaculaire. L’an dernier, Kimi n’avait inscrit que trois petits points lors des manches européennes, grâce à une 10e place à Budapest et une 9e position à Monza. Après seulement six courses cette saison, il totalise déjà 156 points. Soit six de plus que sur l’ensemble de l’exercice précédent.

Ferrari lui avait fermé la porte

Désormais, c’est le titre mondial qui constitue l’objectif ultime d'un Kimi Antonelli suivi par toute l'Italie. Mais pas sous les couleurs de Ferrari.

À Monaco, Marco Antonelli a révélé à Blick un épisode méconnu de la jeunesse de son fils: «À l’âge de 11 ans, nous avons visité l’usine de Maranello et nous voulions intégrer l’académie Ferrari. Mais les responsables ont refusé parce qu’ils trouvaient Kimi trop petit! Peu après, nous avons signé chez Mercedes!»

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