Peter Sauber, fondateur de la mythique écurie suisse désormais en mains d'Audi, se montre convaincu de ce que font ses successeurs. «Se lancer directement avec une nouvelle réglementation sur les moteurs tout en doublant les effectifs, y compris à Hinwil, n’a rien de simple. Ce qui compte désormais, c’est que l’équipe trouve son équilibre. Et avec Mattia Binotto, j’ai le sentiment qu’elle est dirigée par l’homme de la situation. Grâce à sa longue expérience chez Ferrari, il sait aussi bien développer un moteur que concevoir une voiture. C’est un avantage considérable par rapport aux autres directeurs d’équipe», assure-t-il.
«Je me suis régalé à Spa»
Le Zurichois poursuit: «À Spa, j’ai pris énormément de plaisir à voir Gabriel Bortoleto tenir tête aux Alpine et aux Racing Bulls, pourtant plus performantes. Nico Hülkenberg, lui, est malheureusement resté bloqué dans le trafic. Il lui manquait un peu de vitesse de pointe. En Hongrie, tous les deux pourraient bien créer une nouvelle surprise sur un circuit lent qui devrait convenir à la voiture. La monoplace dessinée par James Key est meilleure que beaucoup ne l’imaginaient.»
Où se situera Aston Martin?
À Budapest, où la pluie s’est même invitée jeudi, tous les regards sont braqués sur la nouvelle Aston Martin propulsée par Honda. Jeudi, les mécaniciens ont encore passé des heures à peaufiner la monoplace verte. Reste à voir ce qu’elle donnera pour sa première sortie en piste, vendredi à 13h30.
Personne ne se risque au moindre pronostic. Une chose est sûre: personne n’attend de miracle. Gagner deux secondes au tour serait déjà une énorme surprise. Ou même réussir à se mêler à la bataille du milieu de grille.
«Le football rassemble les gens»
La conférence de presse consacrée à la finale de la Coupe du monde entre l’Argentine de Franco Colapinto et l’Espagne de Fernando Alonso et Carlos Sainz était très attendue. Les déclarations des pilotes n’ont toutefois pas été beaucoup plus passionnantes que les nonante premières minutes de la rencontre.
Franco Colapinto a reconnu la supériorité adverse: «L’Espagne mérite son titre, mais nous pouvons être fiers de notre parcours. La vie continue.»
Fernando Alonso a, lui, déclaré: «Que dire? Le football rassemble les gens. Même à Barcelone, on a vu flotter le drapeau espagnol!» Une allusion à la Catalogne, où les aspirations indépendantistes restent très fortes. Carlos Sainz a conclu avec le sourire: «Nous avons pratiqué le meilleur football du tournoi. Ce titre est donc pleinement mérité.»