32 courses sans victoire
Qui arrêtera la descente aux enfers de Ferrari?

Ferrari traverse une nouvelle période noire et reste sur 32 courses sans victoire. À Montréal, la Scuderia espère gagner pour la première fois depuis 2018.
1/4
Malgré la présence d'un duo de pilotes stars, Hamilton/Leclerc, les choses ne se passent pas comme prévu chez Ferrari.
Photo: AFP
Roger Benoit

Cela fait désormais 32 courses sans victoire! Les fans de Ferrari souffrent depuis longtemps et vivent chaque Grand Prix avec l’espoir du 250e succès de la Scuderia. Pourquoi pas du 249e? Parce qu’en 2008, sous la pluie de Monza, un certain Sebastian Vettel avait stupéfié le monde de la Formule 1 avec un triomphe sensationnel au volant d’une Toro Rosso propulsée par un moteur Ferrari.

Aucun nouveau Schumi en vue

Les années dorées de Michael Schumacher, sacré cinq fois champion du monde entre 2000 et 2004, appartiennent définitivement au passé. Ferrari n’est plus une équipe capable de gagner. Les défaites, les coups du sort, les problèmes techniques et les rumeurs incessantes accompagnent désormais l’écurie italienne. Mercedes, McLaren et Red Bull sont devenus des destinations bien plus attractives pour les grandes stars du paddock. Sans chaos permanent ni spéculations à répétition.

Qui porte la responsabilité de ce fiasco durable à Maranello? Les pilotes Lewis Hamilton et Charles Leclerc, coéquipiers depuis 2025, tentent généralement de tirer le maximum d’une voiture difficile à exploiter. Mais en coulisses, Ferrari semble manquer d’ingénieurs capables de combler le retard sur le châssis, le moteur ou la gestion de l’énergie.

Vers une nouvelle saison sans victoire?

«Il manque avant tout une âme à cette équipe. Et l’esprit sportif indispensable au plus haut niveau a lui aussi empêché d’obtenir les résultats attendus», explique à Blick l’ancien patron emblématique de Ferrari, Luca di Montezemolo, 78 ans.

Au cours des dix dernières années, Ferrari a terminé sans victoire en Grand Prix en 2016, 2020, 2021 et 2025. Même Charles Leclerc n’a toujours pas réalisé son rêve après huit saisons et 154 courses. Avec huit victoires pour 27 pole positions, le Monégasque affiche le plus mauvais ratio de la grille dans cette catégorie.

Leclerc rejoint Schumacher

En 2027, s’il reste chez Ferrari, Leclerc égalera Michael Schumacher avec 179 départs sous les couleurs de la Scuderia. Mais il restera très loin des 72 victoires de l’Allemand.

Avant le 55e GP du Canada, disputé dimanche dès 22 heures, McLaren mène 13 victoires à 12 face à Ferrari sur le circuit montréalais. L’écurie britannique y a gagné pour la dernière fois en 2012 avec Lewis Hamilton. Ferrari, elle, y attend un succès depuis 2018, acquis à l'époque par Sebastian Vettel.

Toujours le même discours

Les déclarations du patron de Ferrari Fred Vasseur, qui fêtera ses 58 ans la semaine prochaine, ressemblent elles aussi à un refrain déjà entendu: «Nous devons être performants dès le départ et tirer le meilleur de chaque situation. Cela vaut pour l’ensemble du week-end avec la troisième course sprint de la saison».

L’optimisme semble bien loin. Et ce qui agace le plus les supporters de Ferrari, c’est qu’Andrea Antonelli (19 ans, Mercedes), actuel leader du championnat du monde et originaire de Bologne, avait été exclu de la Ferrari Academy à l’âge de 11 ans parce qu’il ne remplissait pas certaines conditions.

Articles les plus lus