La classique du calendrier de la Formule 1 réunit une nouvelle fois tous les ingrédients qui font sa légende. Dès la première séance d’essais, vendredi à 13h30, l’ambiance promet d’être au rendez-vous: tribunes pleines, tension maximale dans les 3,337 kilomètres de rails de sécurité serpentant entre les immeubles, pointes de vitesse frôlant les 300 km/h dans le tunnel et danger omniprésent à chaque virage. À Monaco, les erreurs se paient immédiatement et les accidents ne sont jamais loin.
Nombreux vainqueurs surprises
Reste à voir comment les équipes s’adapteront, durant ces trois jours, au nouveau règlement sur la gestion de l’énergie, largement critiqué et déjà atténué par diverses mesures correctives. Une question domine: Qui sera capable de battre Ferrari, désignée favorite avant le week-end?
Le patron de la Scuderia, Frédéric Vasseur, préfère toutefois rester prudent: «Nous devons travailler dur chaque jour, rester concentrés et offrir à nos deux pilotes les meilleures conditions pour décrocher la pole position.» Ensuite, comme souvent à Monaco, une part importante revient à la chance et aux circonstances de course.
L’histoire de l’épreuve regorge d’ailleurs de vainqueurs inattendus: Jean-Pierre Beltoise sur BRM en 1972, Patrick Depailler sur Tyrrell en 1978, Olivier Panis sur Ligier en 1996 ou encore Jarno Trulli sur Renault en 2004. La Formule 1 a besoin de ce genre de surprises, à une époque où le calendrier toujours plus chargé tend parfois à réduire l’incertitude sportive. L’écurie la plus titrée en Principauté reste McLaren avec 15 victoires, devant Ferrari et ses 10 succès.
3000 bénévoles mobilisés
Cette année encore, plus de 3000 personnes sont mobilisées pour assurer le bon déroulement du Grand Prix: pompiers, ambulanciers, commissaires de piste et de nombreux bénévoles.
Pour permettre aux onze équipes, à la FIA, au Paddock Club ainsi qu’à la Formula One Management (FOM) d’installer leurs infrastructures sur le front de mer, une école et un jardin d’enfants ont dû être démolis. Pas d’inquiétude toutefois: de nouveaux bâtiments ont été construits à environ deux kilomètres de là.
Mais il semble désormais que la Principauté ait atteint les limites de l’espace disponible. Une illustration de cette problématique est le nouveau motorhome d’Audi, dont le design austère suscite déjà les commentaires. Dans le paddock, certains l’ont surnommé le «bunker», tandis qu’un confrère allemand est allé jusqu’à le qualifier de «mausolée».