À l’heure où l’arbitrage vidéo ne cesse d’alimenter les débats, Roberto Rosetti veut remettre de l’ordre. Le patron des arbitres de l’UEFA a profité du congrès de l’instance, jeudi, pour annoncer des ajustements importants concernant l’utilisation de la VAR.
«Éviter les analyses microscopiques»
Pour l’Italien, l’assistance vidéo fonctionne lorsqu’il s’agit de décisions factuelles, comme les positions de hors-jeu. En revanche, il s’inquiète de son utilisation dans des situations plus subjectives, où les ralentis et les multiples angles de caméra poussent à une analyse excessive. «Nous devons éviter de nous diriger vers des analyses microscopiques», a-t-il averti.
Roberto Rosetti s’appuie sur des chiffres révélateurs. En Premier League, la VAR intervient en moyenne 0,27 fois par match selon la BBC. Un taux nettement inférieur à celui observé en Ligue 1 (0,47). Des écarts qui traduisent des philosophies différentes selon les compétitions. «Nous ne pouvons pas parler des langues techniques différentes à travers l’Europe», insiste le responsable italien, qui appelle à une harmonisation des pratiques.
Pas question d’élargir le champ d’action
Autre message fort: Roberto Rosetti refuse d’étendre les compétences de la VAR. Certaines propositions évoquent la possibilité de revoir les deuxièmes cartons jaunes ou encore les corners ayant conduit à un but. «Nous ne devons pas retarder la reprise du jeu», tranche-t-il.
Ces pistes seront discutées lors de la prochaine réunion de l’International Football Association Board (IFAB), gardienne des lois du jeu. Mais la position de l’UEFA semble claire: préserver la fluidité des rencontres. La question des mains reste également épineuse. Rosetti réclame une uniformité des critères pour éviter les divergences entre championnats nationaux et compétitions internationales.
Il a aussi fermé la porte à une réforme du hors-jeu proposée par Arsène Wenger, qui suggère qu’un attaquant soit considéré en position licite tant qu’une partie de son corps reste alignée avec le dernier défenseur. Une idée qui divise profondément le monde du football.
Tolérance zéro face aux simulations
Enfin, lors d’une réunion avec les meilleurs arbitres européens, Roberto Rosetti a abordé le comportement des joueurs: simulations, pressions sur l’arbitre ou interférences avec le gardien lors des corners figurent parmi les points de vigilance.