Calme, réfléchi, sans exubérance: c’est ainsi que Philipp Degen a savouré le triomphe de son frère jumeau David en tant que champion avec le FC Bâle: «J’ai le plus grand respect pour la manière dont Dave et son équipe ont réussi à tout remettre sur les rails. Il a fallu beaucoup de persévérance», explique-t-il. Malgré des revers importants il y a un an, se retirer n’a jamais été une option: «Il a réussi à s’en sortir parce qu’il travaille comme il est: sans peur. Très peu de gens faisaient confiance à Dave pour occuper ce poste, mais nous n’abandonnons jamais dans la famille.»
Mais à l’heure du succès, la retenue présidentielle était de mise: «Ils l’ont certes aussi traîné sur le balcon, mais Dave ne le souhaite pas du tout. Il n’est pas du genre à se laisser acclamer sous les feux de la rampe. Il préfère savourer le succès en silence, dans son cercle intime. Avec les personnes qui ont toujours été à ses côtés, qui lui ont fait confiance», explique le frère du président à Blick. La manière dont le glorieux FCB s’est relevé après des saisons compliquées a déclenché beaucoup de bonheur chez David Degen.
«Pour lui, ce club est bien plus qu’une tâche commerciale. Dave s’est déchiré jour après jour, il a tout risqué. Il n’est pas président délégué, il s’est occupé lui-même de l’affaire pour la mener à bien», résume l’homme de 42 ans au sujet de l’actionnaire majoritaire du FCB. Lors de son arrivée au club il y a quatre ans, il a pris des risques: «On lui a dit: 'Dave, tu es le seul à pouvoir encore sauver le club des investisseurs étrangers'.»
Massivement sous pression
Philipp comprend David comme personne d’autre. «Je souffre avec lui, je me réjouis avec lui. À cent pour cent. Maintenant, je ressens une grande fierté, je ressens un soulagement pour un homme qui donne toujours tout, qui ne baisse jamais les bras.» Avant son arrivée, le club était financièrement dos au mur. Avec le soutien des membres du Conseil d’administration Dan Holzmann, Andreas Rey et Ursula Rey-Krayer, le redressement a réussi.
La pression sur David Degen aurait été massive, car l’homme à la tête du FCB voulait d’abord forcer le changement: «Dave marchait systématiquement en tête et n’hésitait pas à prendre des décisions claires», raconte son frère. Les mécanismes d’embauche et de licenciement ont déclenché une dynamique, tout comme une chute temporaire en bas du classement: «Certaines personnes n’attendaient qu’une chose: qu’il échoue. Les critiques étaient brutales et parfois déplacées.» Philipp Degen a souffert des piques lancées contre son frère: «C’était des moments sacrément durs! J’ai cruellement souffert avec Dave.»
Autrefois, les deux frangins étaient sur le terrain des coéquipiers ambitieux avec un riche tempérament. Plus tard, ces férus de business ont travaillé ensemble dans une agence de conseil. David en est sorti et a repris le FCB. «Entre-temps, chacun a fait son truc, sans s’immiscer dans le domaine de l’autre», souligne Philipp. Tous deux suivent résolument leur voie: «Nous n’avons jamais évité la confrontation. Nous sommes deux à n’avoir fui aucun défi dans la vie. C’est à l’image de notre façon de fonctionner.» Pour Philipp Degen, le principe est simple: «Il n’y a pas de défi qui ne puisse être géré. C’est le message de tout ça!»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
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1 | 5 | 7 | 13 | ||
2 | 4 | 8 | 9 | ||
3 | 5 | 2 | 9 | ||
4 | 4 | 4 | 7 | ||
5 | 4 | 1 | 7 | ||
6 | 5 | -2 | 7 | ||
7 | 4 | -1 | 5 | ||
8 | 3 | -1 | 3 | ||
9 | 5 | -2 | 3 | ||
10 | 3 | -3 | 3 | ||
11 | 5 | -8 | 2 | ||
12 | 3 | -5 | 1 |