Le visage de Luka Elsner affiche une belle sérénité. Mais selon Vincent Steinmann, son nouveau CEO, il ne faut pas se méprendre. «On a eu trois heures de discussion lors du processus de recrutement et j'ai été frappé par son honnêteté: il m'a dit que sur le terrain, seule la victoire l'obsédait et qu'il n'était pas le plus cool et le plus gérable. Et qu'en dehors, il peut totalement être affable et avoir de vraies discussions.» Que les supporters du Lausanne-Sport ne soient donc pas étonnés si leur nouveau coach est plutôt agité sur son banc de touche lors des rencontres, à commencer par celle du 25 juillet contre Grasshopper.
Mais le Slovène n'est pas seulement un entraîneur expressif. Il est aussi un grand travailleur. «Je veux jouer un football de haute intensité, que les individualités soient mises au service du collectif, que les gens aient envie de venir au stade et que, à la fin de la saison, nos supporters soient fiers de cette équipe», s'exclame Luka Elsner. Un joli programme.
Le professionnalisme du LS
Venir à la Tuilière a sonné comme une évidence pour lui. «Après mon expérience en Pologne, mon objectif principal était de travailler avec des gens rigoureux, ambitieux et structurés, détaille le technicien. J'ai retrouvé tout ce professionnalisme dans nos discussions et le processus.»
Habitué à énormément changer de club (Lausanne est son dixième en dix ans), l'entraîneur se veut rassurant: «Les mouvements sont inhérents au métier et il faudrait aller voir chaque dossier pour faire une analyse juste. Tout ce que je sais, c'est que tout s'est toujours bien passé dans les organisations qui étaient bien établies. C'est le sentiment que j'ai eu en arrivant à Lausanne.»
Bien sûr, cela n'a pas suffi à le convaincre de signer, mais la base était déjà là. «Ensuite, j'ai analysé le groupe et il m'a donné envie de travailler avec lui, ajoute Luka Elsner. Je pense qu'on peut aller loin avec ces joueurs.»
Cerise sur le gâteau: les bords du Léman ne sont pas la pire région du monde pour vivre. «Quand on descend des hauteurs en direction du lac, on peut admirer la beauté de la ville, sourit le Slovène. Je n'ai qu'une hâte: découvrir Lausanne.» Le fait qu'il ait croisé des enfants tapant dans le ballon dans quelques quartiers ajoute de l'envie au coach de commencer son travail.
«Il faut tout le temps penser au foot»
Un travail qu'il compte également faire au contact des jeunes du club. «Leur développement est essentiel et il faut les aider à franchir un palier, développe Luka Elsner. Par contre, l'objectif principal ne doit pas être le temps de jeu. Le but est avant tout de faire gagner le LS chaque week-end et ces jeunes doivent être bons à l'entraînement et s'intégrer dans le groupe.» Autrement dit, les jeunes pousses doivent comprendre le rôle qui leur sera attribué dans l’effectif.
Exigeant, Luka Elsner précise aussi qu'il attend une implication de ses joueurs. «Quand on a choisi de faire ce sport, il y a des choses à respecter en tant que professionnel, ajoute le Slovène. Pour mener à la performance, il faut penser 24 heures sur 24h au foot. Il faut dormir et manger football. Une carrière, ce n'est pas si long et il faut tout donner pour ce privilège. Avec des nuances.» Ce que le coach va demander avant tout à ses joueurs, c'est de «représenter le club de la bonne manière».
Si toutes ces promesses se concrétisent et que les joueurs suivent leur nouvel entraîneur, le Lausanne-Sport pourra filer vers son objectif de la saison: à nouveau finir dans le top 6.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Thoune | 38 | 28 | 75 | |
2 | FC St-Gall | 38 | 25 | 70 | |
3 | FC Lugano | 38 | 17 | 67 | |
4 | FC Sion | 38 | 23 | 63 | |
5 | FC Bâle | 38 | -3 | 56 | |
6 | Young Boys | 38 | 11 | 55 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Lucerne | 38 | 10 | 53 | |
2 | Servette FC | 38 | 8 | 53 | |
3 | FC Lausanne-Sport | 38 | -14 | 42 | |
4 | FC Zurich | 38 | -23 | 38 | |
5 | Grasshopper Club Zurich | 38 | -26 | 33 | |
6 | FC Winterthour | 38 | -56 | 23 |

