Jérémy Guillemenot est chaud!
«Avec Anthony Racioppi, cela fait deux jours qu'on ne s'écrit plus. Et je veux marquer!»

Le «vrai Jérémy Guillemenot», selon l'expression de son entraîneur Jocelyn Gourvennec, est de retour! Le buteur de 28 ans entend bien briller ce samedi face à Sion, et ce même si son pote Anthony Racioppi se trouve dans les buts valaisans.
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Jérémy Guillemenot en est à cinq buts sur ses six dernières titularisations.
Photo: Pascal Muller/freshfocus
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Jérémy Guillemenot et Anthony Racioppi se retrouveront face à face samedi à 18h à Genève, et les deux amis ont pris une décision forte cette semaine: la grève des communications!

«Normalement, on s'appelle ou on s'écrit tous les jours ou presque, mais là, ça fait deux jours qu'on ne le fait plus. On est amis depuis notre époque en équipe de Suisse juniors, mais on fait la part des choses. Et j'ai très envie de marquer samedi, je peux vous l'assurer», sourit Jérémy Guillemenot en réponse à une question de Blick à la veille du Derby du Rhône, samedi à 18h à la Praille.

Le buteur genevois est en forme, sur le terrain comme en conférence de presse, lui qui reste sur cinq buts lors de ses six dernières titularisations en Super League, dont un doublé à Saint-Gall dimanche lors de la victoire 4-2 des Grenat. Et il a très envie de continuer sur sa lancée pour permettre à son équipe d'enchaîner les bonnes performances et d'enfin se rapprocher du top 6.

Si l'attaquant du SFC a retrouvé le chemin du but, il le doit à lui-même en premier lieu, mais aussi à la très bonne relation qu'il entretient avec son entraîneur Jocelyn Gourvennec, ce qui le change énormément de la gestion de René Weiler et de Thomas Häberli, lesquels ne lui témoignaient de loin pas la même confiance. «En arrivant à Genève, j'ai vu tout de suite qu'il ne se sentait pas très bien, pour différentes raisons. Il était blessé en septembre et octobre, mais je n'ai pas interrompu le contact, au contraire. J'ai parlé avec lui de manière régulière», explique le Breton.

Un dialogue constant entre Jocelyn Gourvennec et Jérémy Guillemenot

«Jérémy est un joueur avec beaucoup de sensibilité et peut-être que je le comprends bien, parce que j'étais aussi comme ça joueur», continue l'ancien meneur de jeu, qui admet avoir eu besoin de la confiance de ses entraîneurs pour être performant. Tout comme son avant-centre.. «Petit à petit, il s'est senti de mieux en mieux. Désormais, il joue à un très bon niveau, on voit le vrai Jérémy Guillemenot, un chasseur de buts, un gars qui joue pour l'équipe, qui a un vrai talent», assure le technicien français.

Photo: Pius Koller

L'histoire est connue: Jérémy Guillemenot est passé par des moments très compliqués ces deux dernières années, se retrouvant sous le feu des critiques venues des tribunes, mais aussi celles des réseaux sociaux. Des moments encore plus difficiles à vivre lorsqu'on joue pour le club de sa ville, avec un lien affectif indéniable. «Bien sûr que c'était difficile», concède-t-il, heureux d'avoir pu compter sur le soutien de ses proches. «Dans le malheur de ma blessure, j'ai eu une chance: être éloigné des terrains m'a permis de couper un peu. Mais j'avais toujours dans ma tête l'envie de revenir à mon niveau. Et je l'ai prouvé», dit-il aujourd'hui, reconnaissant d'avoir pu compter sur le soutien de Jocelyn Gourvennec. «J'avais besoin d'un coach qui soit à l'écoute».

Un attaquant qui prend du plaisir à défendre

Invité à commenter sa bonne forme actuelle, le Genevois a commencé par lister trois valeurs: travailler, courir et prendre du plaisir à défendre. Le contraire d'un discours d'attaquant égoïste, non? «Il n'y a pas que les buts dans la vie d'un joueur offensif. Tout donner sur le terrain, récupérer un ballon, c'est plus qu'important. Et oui, on peut y prendre du plaisir en tant qu'attaquant.» Et parfois même profiter d'un cadeau comme à Bâle en fin d'année dernière où Marwin Hitz lui a offert l'ouverture du score.

Jérémy Guillemenot et le plaisir de défendre.
Photo: IMAGO/Sports Press Photo

«Il faut travailler, presser. Et après, les occasions viennent. C'est comme ça que ça marche. A moi d'être dans la continuité désormais et de marquer contre Sion. En tant que Genevois, je connais l'importance de ce match. Pour moi, Sion c'est une rivalité encore plus grande que contre Lausanne», assure-t-il.

Un «grand frère» pour les plus jeunes

Au-delà de ses performances sur le terrain, le Genevois de 28 ans apprécie aussi conseiller les plus jeunes, qui sont de plus en plus nombreux dans l'effectif professionnel du SFC, notamment en attaque. «J'aimais déjà bien parler avec les jeunes, comme Tiemoko Ouattara ou Loun Srdanovic, par exemple, mais là c'est vrai qu'il y a de plus en plus de jeunes attaquants qui montent avec nous. Il faut qu'ils apprennent et je suis prêt à les aider, à donner mon avis et des conseils, que ce soit pour les choses du quotidien ou concernant leur carrière», explique l'attaquant, parti très tôt à Barcelone et dès lors apte à faire part de son expérience. Plusieurs de ces jeunes, comme Keyan Varela, Malek Ishuayed ou Mardochée Miguel, ont déjà été sollicités par des clubs étrangers et écouter un «grand frère» passé par là n'est jamais une mauvaise idée.

Super League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Thoune
FC Thoune
21
21
46
2
FC Lugano
FC Lugano
21
11
39
3
FC St-Gall
FC St-Gall
20
14
37
4
FC Bâle
FC Bâle
21
9
36
5
FC Sion
FC Sion
21
6
32
6
Young Boys
Young Boys
21
-5
29
7
FC Lausanne-Sport
FC Lausanne-Sport
21
3
28
8
FC Zurich
FC Zurich
21
-8
25
9
Servette FC
Servette FC
21
-5
24
10
FC Lucerne
FC Lucerne
21
-3
22
11
Grasshopper Club Zurich
Grasshopper Club Zurich
21
-11
18
12
FC Winterthour
FC Winterthour
20
-32
10
Tour final
Tour de relégation
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