Jocelyn Gourvennec n'avait pas trop voulu s'avancer vendredi lorsque la question des gardiens a été évoquée par Blick avec lui. «C'est mieux pour tout le monde que dans un club il y ait un numéro 1 clairement établi. C'est mieux pour les gardiens, pour l'entraîneur des gardiens, pour l'équipe et pour moi», avait-il simplement déclaré, sans parler de la future constellation des portiers du Servette FC. Avec trois jours de recul, la raison de la retenue de l'entraîneur du SFC est désormais connue: le club a décidé de rechercher un nouveau numéro 1. Et donc de reléguer l'emblématique gardien Jeremy Frick sur le banc. En restant évasif, le technicien breton a très certainement voulu protéger pour la fin de la saison son capitaine, titulaire depuis l'absence sur blessure de Joel Mall.
Ce lundi, John Williams a été plus prolixe. Interrogé par Blick au sujet de la concurrence entre gardiens, le nouveau directeur sportif du Servette FC a commencé par aller dans le sens de son entraîneur, assurant qu'il fallait une hiérarchie claire. «Sinon, ça ne peut pas fonctionner», a-t-il assuré. Il fallait alors prendre une décision: Jeremy Frick serait-il le nouveau et incontestable numéro 1? Ou le club voulait-il chercher un portier encore plus fort? La réponse est tombée et elle est sans pitié pour le Genevois: l'option 2 a été privilégiée.
«On s'est dit qu'il fallait changer pour prendre quelqu'un de meilleur»
«Evidemment, tout n'est pas confortable quand on a des décisions à prendre. Mais si c'était facile, tout le monde pourrait faire ce métier. Il y a des choix à faire. Des choix assumés. On a fait une évaluation sportive du niveau de Jeremy et de là où on veut aller. Et on s'est dit qu'il fallait changer pour prendre quelqu'un de meilleur», a expliqué le Britannique, sans chercher ses mots ou faire de langue de bois.
«Peut-être qu'on va se tromper. Personne ne garantit le succès. Mais nous avons essayé de nous prémunir de l'échec en étudiant bien la situation. Et après, on assume notre décision et on va jusqu'au bout», a-t-il enchaîné. N'a-t-il pas eu peur de prendre une décision impopulaire, que ce soit dans le vestiaire ou auprès du public, Jeremy Frick étant une figure d'identification locale? «Dans un club de foot, il faut être courageux, aller contre toute sorte de populisme. Le foot, c'est onze joueurs sur le terrain, ce qui est en dehors n'impacte pas les résultats.»
Reste une question, bien sûr: après avoir passé les dernières saison sous le régime de la concurrence avec Joël Mall, comment Jeremy Frick prendra-t-il le fait d'être clairement destiné au poste de remplaçant? Lui seul a la réponse, pour l'instant.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Thoune | 36 | 33 | 74 | |
2 | FC St-Gall | 36 | 23 | 66 | |
3 | FC Lugano | 36 | 13 | 63 | |
4 | FC Sion | 36 | 23 | 61 | |
5 | FC Bâle | 36 | 3 | 56 | |
6 | Young Boys | 36 | 6 | 51 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Lucerne | 36 | 6 | 47 | |
2 | Servette FC | 36 | 4 | 47 | |
3 | FC Lausanne-Sport | 36 | -10 | 42 | |
4 | FC Zurich | 36 | -20 | 38 | |
5 | Grasshopper Club Zurich | 36 | -29 | 27 | |
6 | FC Winterthour | 36 | -52 | 23 |

