Début de saison compliqué
Le FC Sion attend le réveil de son buteur Rilind Nivokazi

Quatre matches, un seul but et plusieurs grosses occasions manquées: Rilind Nivokazi connaît un début de saison délicat. Faut-il s'en inquiéter ou s'agit-il d'un simple passage à vide? Éléments de réponse.
1/4
Rilind Nivokazi vit un début de saison compliqué.
Photo: Pius Koller
Blick_Bastien_Feller.png
Bastien FellerJournaliste Blick

Où est passé le Rilind Nivokazi tranchant et tueur de la saison dernière? Quatre matches officiels cette saison ont suffi pour que la question soit posée. Et pour cause: l'attaquant kosovar du FC Sion fait preuve d'une maladresse qu'on ne lui connaissait pas, tant face au but que dans le jeu en combinaison avec ses coéquipiers.

Au soir de la deuxième journée de championnat, et avant d'affronter le FC Noah en Conference League jeudi, le colosse d'1,88 mètre a fait trembler une seule fois les filets. C'était lors du match retour face au BATE Borisov, non sans l'aide d'un portier adverse qui aurait pu faire mieux. Un chiffre qui aurait pu être multiplié par trois, voire quatre. Le ballon loupé à deux mètres du but vide face au BATE Borisov, le face-à-face manqué contre Young Boys et celui raté face à Lucerne constituent les occasions les plus franches (0,27 et 0,30 de xG). Sans compter celles du dernier match amical des Sédunois face au FC Annecy.

«Ils font de «petits matches"»

Des actions que le Rilind Nivokazi version 2025-2026 aurait sans doute marquées, lui qui découvrait la Super League et en devenait même l'une des attractions, inscrivant 13 buts, meilleur total d'un Sédunois depuis les 15 réalisations de Chadrac Akolo en 2016-2017, tout en délivrant cinq passes décisives. Face au FC Lucerne à Tourbillon (3-0), le Kosovar s'est également illustré par des erreurs techniques grossières. Notamment sur une contre-attaque, en manquant complètement son décalage sur Ilyas Chouaref (36e), puis sur une belle ouverture de Baltazar (55e), en loupant son contrôle alors qu'il allait se présenter seul face au gardien lucernois.

Rilind Nivokazi et Winsley Boteli sont désormais associés devant.
Photo: Pascal Muller/freshfocus

«Si je veux être lucide au sujet de mes attaquants, je dirais qu'ils font de «petits matches"», souffle Didier Tholot en conférence de presse, préférant parler de ses deux pointes plutôt que uniquement du numéro 33. «Je ne vais pas résumer leur prestation uniquement aux buts. Je regarde aussi les complémentarités, les efforts défensifs et offensifs. Aujourd'hui, sur ce match-là, ce n'est pas suffisant. Je parle de Nivokazi et de Boteli aussi.»

Le Kosovar voit moins le ballon

Il faut dire que le Genevois, flamboyant jusqu'à présent et qui restait sur trois buts en trois matches, est lui aussi passé à travers contre Lucerne malgré son action décisive sur le 1-0. Il est pourtant jusqu'à présent le grand gagnant de cette attaque à deux mise en place par Didier Tholot. D'ailleurs, ce nouvel alignement offensif est-il à l'origine de la baisse de régime de Rilind Nivokazi? Les chiffres semblent en tout cas aller dans ce sens. Sur un échantillon de trois rencontres disputées pendant plus de 60 minutes pour chacun des deux attaquants (211 minutes pour Nivokazi, 191 pour Boteli), le Kosovar touche bien moins de ballons par match (15,66 contre 28,2 la saison dernière) que Winsley Boteli (22,66 cette saison). Qui dit moins de ballons touchés dit aussi, mécaniquement, moins d'occasions de faire la différence. Et surtout une marge d'erreur plus faible.

Il y a deux saisons, le Kosovar évoluait en Challenge League.
Photo: Michela Locatelli/freshfocus

Numa Lavanchy avance, lui, une autre explication: sa jeunesse, malgré ses 26 ans, à ce niveau de compétition. «C'est sa deuxième saison en Super League, il ne faut pas l'oublier», souffle le latéral sédunois qui, en tant que leader, s'implique dans la bonne vie du groupe. Il prend donc à cœur de motiver son attaquant. «J'ai une bonne relation avec lui. On parle italien, donc on échange beaucoup. J'essaie de le mettre dans les meilleures conditions et de l'encourager. Je pense que la positivité est hyper importante. Je le félicite dès qu'il réussit quelque chose, que ce soit une passe ou un contrôle, afin de lui donner de la confiance», explique-t-il, relativisant au passage la mauvaise passe de son coéquipier.

«Il va marquer, ne vous inquiétez pas»

«Mais je pense qu'il fait du bon travail. Aujourd'hui, il a une grosse occasion. Il ne la met pas, mais il a marqué cette semaine contre le BATE Borisov. Il est important pour nous et je trouve que sa relation devant avec Winsley Boteli se développe bien», estime Numa Lavanchy, convaincu que le Kosovar retrouvera rapidement le chemin du but.

«Il est tranquille. C'est un attaquant, il doit marquer. Il a débloqué son compteur en Coupe d'Europe et il le débloquera aussi en championnat. La saison passée, il n'avait pas marqué pendant huit ou neuf matches avant d'inscrire un triplé. Il n'a jamais douté. Je pense que c'est un attaquant qui sait où se trouve le but et qui marquera ses buts. Il est aussi très conscient qu'il a encore une marge de progression. C'est le football, il va marquer, ne vous inquiétez pas.»

Brack Super League 2026/27
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Young Boys
Young Boys
2
8
6
2
FC Lugano
FC Lugano
2
4
6
3
FC St-Gall
FC St-Gall
2
2
6
4
FC Lausanne-Sport
FC Lausanne-Sport
2
1
4
5
FC Sion
FC Sion
2
1
3
6
FC Zurich
FC Zurich
2
0
3
7
FC Bâle
FC Bâle
2
0
3
8
FC Thoune
FC Thoune
2
-4
3
9
Grasshopper Club Zurich
Grasshopper Club Zurich
2
-3
1
10
FC Vaduz
FC Vaduz
2
-2
0
11
Servette FC
Servette FC
2
-2
0
12
FC Lucerne
FC Lucerne
2
-5
0
Tour final
Tour de relégation
Mentionné dans cet article
Articles les plus lus